Le 21 mai 2026, à l'approche de l'Aïd Al Adha, les médias marocains ont de nouveau signalé une hausse notable des prix du mouton, phénomène récurrent chaque année et source de mécontentement parmi les consommateurs, qui dénoncent une spéculation perçue comme non maîtrisée par les autorités.
L'article de TelQuel rappelle que l'année précédente, un appel royal avait invité les Marocains à s'abstenir d'accomplir le rite du sacrifice, ce qui avait, selon le texte, soulagé « des millions de citoyens » d'une charge financière jugée excessive, mais que cette année le rite reprend, réactivant les mêmes inquiétudes.
Le texte insiste sur le caractère religieux du sacrifice, le présentant comme une reproduction du geste prophétique pour des millions de Marocains, et souligne que le rite traverse également d'autres religions, ce qui renforce son importance culturelle et spirituelle au sein de la société.
Parallèlement, l'article met en avant la contrainte sociale qui pousse les familles à acquérir un mouton, même au prix d'endettements ou de la vente de biens, afin de respecter la promesse faite aux enfants d'une table abondante lors de la fête.
Il critique la posture consistant à blâmer les ménages les plus modestes pour leur persistance à acheter un mouton, qualifiant cette attitude de « détestable » et d'insultante, et appelle à une réflexion sur la responsabilité collective face à la flambée des prix.
Le texte observe que certaines franges de la classe moyenne marocaine ont déjà choisi de ne plus célébrer l'Aïd de manière traditionnelle, préférant allouer leurs ressources à d'autres dépenses telles que les voyages ou la scolarisation des enfants, ce qui indique une évolution des priorités de consommation.
Enfin, l'article souligne l'absence de mesures concrètes de la part du gouvernement pour réguler les prix ou combattre la spéculation, laissant les consommateurs dans une situation d'« impuissance organisée » face à un marché qu'ils perçoivent comme laissé à lui-même.
Contexte
L'Aïd Al Adha, fête religieuse majeure au Maroc, implique chaque année le sacrifice d'un mouton, pratique qui génère une demande saisonnière et influence fortement le marché de la viande ovine.
Pourquoi c’est important
La hausse des prix du mouton affecte directement le pouvoir d'achat des ménages, notamment les plus modestes, et soulève des questions de régulation économique et de protection du consommateur dans un contexte où le rite revêt une forte dimension culturelle e…
À suivre
Éventuelles interventions gouvernementales visant à stabiliser les prix du mouton avant la fête.
Évolution du comportement d'achat des classes moyennes, notamment la tendance à réduire ou abandonner le sacrifice traditionnel.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas les mécanismes exacts de la spéculation, les acteurs économiques impliqués ni les mesures prises par les autorités pour réguler les prix du mouton.