Lors de la phase de qualification, le sélectionneur sénégalais Pape Thiaw avait déjà dénoncé le « danger » que représentaient les conditions d’accueil au Maroc, évoquant notamment la présence d’une foule de supporters à la gare de Rabat‑Agdal et le déplacement de 250 kilomètres en un mois de compétition. Cette mise en garde s’est confirmée avec l’interdiction d’entrée aux supporters sénégalais pour le Mondial, sans communiqué officiel de la fédération sénégalaise.
Le meilleur arbitre africain de l’année, le Somalien Omar Artan, a vu son visa correctement délivré, mais a tout de même été soumis à une nuit d’interrogatoire à Miami avant d’être renvoyé dans son pays d’origine, illustrant les difficultés rencontrées même par les officiels disposant de documents en règle.
Des journalistes provenant d’Iran et de plusieurs autres pays africains attendent toujours leurs visas, qui ne sont pas délivrés, tandis que l’Iran, exclu du tirage au sort en décembre, a été contraint d’établir son camp de base au Mexique, soulignant les obstacles administratifs qui affectent la couverture médiatique du tournoi.
Le Sénégal, la Côte d’Ivoire, Haïti et l’Iran, tous qualifiés pour le Mondial, figurent sur une liste de « travel ban », empêchant leurs ressortissants d’entrer au Maroc sans autorisation spéciale, ce qui limite la présence de supporters et de personnel technique de ces nations.
Environ une cinquantaine de pays, dont l’Algérie et la Tunisie, doivent fournir une caution de 15 000 dollars pour chaque siège en tribune, une exigence financière qui représente un obstacle majeur pour les supporters de ces pays, et qui n’a pas été justifiée publiquement par les autorités marocaines.
La FIFA a déclaré ne pas être impliquée dans les processus d’immigration du pays hôte, se dégageant ainsi de toute responsabilité quant aux restrictions de visas et aux exigences de caution, ce qui laisse le Maroc seul responsable de la gestion de ces mesures.
Ces controverses surviennent alors que le Maroc se prépare à accueillir le Mondial 2030, avec la communauté internationale qui attend des explications sur la gestion des flux migratoires et les conditions d’accueil, notamment en ce qui concerne les « chiens errants » et les incidents de sécurité signalés dans d’autres pays hôtes.
Contexte
Le Maroc, en tant que premier pays africain à organiser le Mondial de football, fait face à une pression internationale accrue pour garantir la liberté de circulation des supporters, des équipes et des médias, tout en assurant la sécurité et le bon déroulement de l’événement.
Pourquoi c’est important
Les restrictions d’accès et les exigences financières imposées aux supporters et aux journalistes peuvent affecter la légitimité perçue du tournoi, limiter la diversité des publics présents et compromettre la couverture médiatique internationale, ce qui a des…
À suivre
L’évolution des politiques de visas pour les journalistes et les supporters des pays sous travel ban.
Les éventuelles révisions des cautions financières demandées aux supporters de pays comme l’Algérie et la Tunisie.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas les raisons exactes des cautions de 15 000 dollars, ni les critères d’application du travel ban, et ne donnent pas de détails sur les mesures prises par le Maroc pour répondre aux critiques internationales.