Le 13 juin 2026, le Maroc a été officiellement ajouté au périmètre du « Finance for Development Single‑Donor Trust Fund », un fonds fiduciaire créé par la Banque mondiale et financé par la Suisse, selon un document officiel de l’institution financière internationale. Ce fonds, d’une valeur de 4,65 millions de francs suisses, équivaut à environ 54 millions de dirhams au taux de change actuel, et couvre quinze pays différents, dont le Maroc, l’Albanie, l’Azerbaïdjan et d’autres.
Le Secrétariat d’État à l’économie de la Confédération suisse représente la Suisse dans ce dispositif, tandis que la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et l’Association internationale de développement (AID) assurent l’administration du fonds. Le cadre juridique repose sur un amendement à l’accord d’administration du fonds, qui précise les modalités de versement et les objectifs de soutien aux réformes financières des pays bénéficiaires.
Le financement suisse sera débloqué en plusieurs étapes : un premier versement de 1,3 million de francs suisses sera effectué dès la contre‑signature de l’accord, suivi d’un deuxième versement de 1,85 million de francs suisses au plus tard le 30 juin 2026, d’un troisième de 1 million de francs suisses avant le 30 juin 2027, et enfin d’un dernier versement de 500 000 francs suisses. Ces tranches permettent d’assurer un suivi progressif des réformes soutenues par le fonds.
Le dispositif vise à améliorer la capacité des pays participants à développer des systèmes financiers « profonds, inclusifs, efficaces et résilients ». Pour le Maroc, cela se traduit par un cadre multilatéral d’accompagnement, distinct d’une enveloppe bilatérale dédiée, qui s’inscrit dans une stratégie plus large de renforcement du secteur financier national.
Parmi les pays couverts par le fonds, on retrouve l’Égypte, le Ghana, l’Indonésie, la Serbie, l’Afrique du Sud, la Tunisie, le Pérou, l’Ukraine et le Vietnam. Cette diversité géographique montre que le fonds s’applique à des économies aux contextes variés, mais partageant des besoins similaires en matière de profondeur et d’inclusion financière.
Le texte officiel ne précise pas les projets spécifiques que le Maroc devra mettre en œuvre, ni les indicateurs de suivi qui seront utilisés. Il indique toutefois que le fonds soutiendra des réformes liées à l’inclusion, à la profondeur des marchés et à la résilience du secteur financier, sans détailler les modalités d’application au niveau national.
Les limites du document disponible sont claires : il ne mentionne pas les critères d’éligibilité détaillés, les échéances précises au-delà des dates de versement, ni les mécanismes de contrôle et d’évaluation des réformes. Ces informations devront être confirmées par des sources complémentaires ou des communications officielles ultérieures.
Contexte
Le fonds s’inscrit dans une série d’initiatives internationales visant à soutenir les économies en développement à travers des réformes structurelles du secteur financier, un domaine considéré comme clé pour la stabilité macroéconomique et la croissance inclusive.
Pourquoi c’est important
L’intégration du Maroc à ce fonds offre une opportunité de mobiliser des ressources externes pour renforcer la capacité du pays à développer un système financier plus inclusif et résilient, ce qui peut contribuer à une meilleure allocation du crédit et à la s…
À suivre
Le calendrier exact des versements suisses et leur utilisation par les autorités marocaines.
Les projets ou réformes spécifiques que le Maroc choisira de financer avec ces ressources.
Les indicateurs de suivi publiés par la Banque mondiale pour mesurer l’impact du fonds sur le système financier marocain.
Ce que les sources ne disent pas encore
Le texte ne détaille pas les projets concrets, les critères d’éligibilité précis, ni les mécanismes de suivi et d’évaluation. Aucun chiffre supplémentaire sur les résultats attendus n’est fourni.