Le Maroc a accueilli 15,7 millions de touristes durant les neuf premiers mois de 2026, selon un communiqué du ministère du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire publié le 8 octobre. Ce chiffre représente une hausse de 5% par rapport à la même période en 2025, soit une augmentation de plus de 717 000 arrivées supplémentaires sur les neuf premiers mois de l’année. Le ministère précise que ces données proviennent de ses statistiques officielles de fréquentation touristique.
Le mois de septembre 2026 a enregistré à lui seul plus de 1,5 million de touristes accueillis au Maroc, selon la même source officielle. Cette progression mensuelle s’élève à 8% par rapport à septembre 2025, indiquant un renforcement de la dynamique touristique en fin de période estivale. Le ministère souligne que cette croissance septembre confirme la capacité du Maroc à maintenir l’activité touristique au-delà des périodes traditionnelles de forte affluence.
Dans son communiqué du 8 octobre, le ministère du Tourisme indique que ces résultats confirment la solidité de la trajectoire de croissance du secteur touristique marocain. Il précise que la destination démontre sa capacité à maintenir sa dynamique au-delà des périodes de forte affluence saisonnière, grâce à une répartition plus équilibrée des arrivées tout au long de l’année. Cette analyse est présentée comme une évaluation interne du ministère basée sur le suivi mensuel des flux touristiques.
La ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire, Fatim-Zahra Ammor, est citée dans le communiqué déclarant que «Le secteur touristique marocain poursuit sa dynamique, et ses perspectives de croissance demeurent très prometteuses. Notre objectif d’attirer 26 millions de touristes d’ici 2030 est plus proche que jamais». Cette déclaration intervient dans le contexte de la présentation des résultats des neuf premiers mois de 2026 et reflète l’objectif stratégique fixé par le gouvernement pour le secteur touristique.
Fatim-Zahra Ammor ajoute dans la même déclaration que «L’enjeu désormais est de préserver cette trajectoire afin qu’elle génère de la valeur, crée des emplois et élargisse les opportunités de développement dans l’ensemble des régions du Royaume». Cette formulation souligne la volonté gouvernementale de lier la croissance touristique à des retombées économiques et territoriales larges, au-delà du seul comptage des arrivées internationales.
Les six sources médiatiques consultées (Yabiladi, Aujourd'hui le Maroc, LeBrief, TelQuel, Le Site Info, La Vie Éco) rapportent toutes les mêmes chiffres provenant du même communiqué ministériel du 8 octobre. Aucune ne fournit de données complémentaires, de contexte méthodologique sur le calcul des flux ou de précisions sur l’origine géographique des touristes (étrangers, Marocains résidant à l’étranger, nationaux).
Aucune des sources ne mentionne de données sur les recettes touristiques générées, le taux d’occupation hôtelier, la durée moyenne des séjours ou la répartition par ville ou région d’accueil. Les références à Marrakech, Agadir, Casablanca, Fès et Tanger présentes dans l’article de LeBrief ne sont pas corroborées par les autres sources et apparaissent comme une interprétation éditoriale non sourcée dans le communiqué officiel.
Le communiqué ministériel ne précise pas si les 15,7 millions de touristes incluent les visiteurs nationaux, les Marocains résidant à l’étranger ou uniquement les touristes internationaux. Cette distinction, bien que pertinente pour l’analyse économique du secteur, n’est pas explicite dans les déclarations officielles rapportées par les médias.
Les sources ne permettent pas de confirmer indépendamment les chiffres avancés par le ministère, aucun organisme statistique international (comme l’OMT) ou institution nationale indépendante (comme le HCP) n’étant cité pour corroborer ces données. La vérification externe des chiffres reste donc dépendante de futures publications officielles.
Aucune des sources ne fournit d’informations sur les facteurs explicatifs de cette croissance, tels que l’évolution de l’offre aérienne, les nouvelles liaisons, les investissements hôteliers récents ou les campagnes de promotion internationale. Les mentions de ces éléments dans certains articles apparaissent comme des ajouts éditoriaux non fondés sur le communiqué ministériel.
Contexte
Le tourisme constitue un secteur clé de l’économie marocaine, contribuant significativement au PIB, à l’emploi et aux recettes en devises étrangères. Le royaume a connu une forte croissance touristique durant les années précédant la pandémie de Covid-19, suivie d’une reprise progressive depuis 2021. L’objectif de 26 millions de touristes d’ici 2030 s’inscrit dans la stratégie nationale de développement du tourisme «Vision 2030», visant à renforcer la compétitivité de la destination et à diversifier l’offre touristique au-delà des pôles traditionnels.
Pourquoi c’est important
La progression de 5% des arrivées touristiques sur les neuf premiers mois de 2026 confirme la résilience du secteur touristique marocain dans un contexte international marqué par l’incertitude économique et les fluctuations de la demande mondiale. Cette tenda…
À suivre
La publication des chiffres définitifs du tourisme pour l’année complète 2026 par le ministère du Tourisme
Les éventuelles données indépendantes du Haut-Commissariat au Plan ou de l’Observatoire du tourisme sur l’origine et les dépenses des visiteurs
Les annonces concernant les investissements hôteliers ou les nouvelles liaisons aériennes pouvant expliquer la dynamique de fréquentation observée
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne permettent pas de confirmer l’origine géographique précise des 15,7 millions de touristes (étrangers, Marocains résidant à l’étranger, nationaux), ni de détailler la répartition régionale des arrivées au Maroc. Aucune donnée sur les recettes touristiques générées, la durée moyenne des séjours ou le taux d’occupation hôtelier n’est disponible dans les matériaux fournis.