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La région Tanger-Tétouan-Al Hoceima renforce sa surveillance de la qualité de l’air avec un investissement de 17 MDH

Deux conventions permettront d’établir un inventaire des émissions polluantes et d’acquérir de nouvelles stations de mesure dans le cadre du Programme national 2020-2030.

Qualité de l’air : Tanger-Tétouan-Al Hoceima renforce son dispositif de surveillance
Photo de contexte publiée par LesEco.ma.Source
Rédaction LeFrontline
Rédaction LeFrontline Cellule analyse Rabat
PubliéMercredi 7 octobre 2026 à 10:33 3 min de lecture 3 références
Dans cet article
Les points clés
  • Un premier programme de 6 MDH permettra d’établir un inventaire régional des émissions polluantes et une base de données géoréférencée.
  • Un second programme de 11 MDH financera l’acquisition et l’installation de nouvelles stations de mesure.
  • Les données serviront à produire des rapports périodiques, orienter les actions de prévention et mieux évaluer les impacts sanitaires.

La région Tanger-Tétouan-Al Hoceima prévoit de renforcer son système de surveillance de la qualité de l’air à travers deux conventions représentant un investissement global de 17 millions de dirhams. Cette information provient directement de l’annonce faite par LesEco.ma, qui précise que le projet s’inscrit dans le cadre du Programme national d’amélioration de la qualité de l’air 2020-2030. Aucune autre source ne contredit ce montant ou cet objectif général.

Le premier programme, doté de 6 millions de dirhams, permettra d’établir un inventaire régional des émissions polluantes, d’identifier leurs principales sources et de constituer une base de données géoréférencée destinée notamment à la modélisation et à la prévision de la qualité de l’air. TelQuel précise que cette convention est financée à parts égales par le Conseil régional et le ministère de la Transition énergétique et du développement durable pour les exercices 2027 et 2028.

En vertu de cette première convention, approuvée par le Conseil de la région lors de sa session ordinaire du mois d’octobre 2027, le projet permettra d’identifier et de caractériser les principales sources d’émissions de polluants atmosphériques à l’échelle régionale, ainsi que de quantifier les émissions selon le polluant, le secteur, la source et la période. Une fois opérationnel, il permettra de disposer de données précises sur la répartition spatiale des émissions.

Le second programme, mobilisant 11 millions de dirhams, prévoit l’acquisition et l’installation de nouvelles stations de mesure afin d’étoffer le réseau régional de surveillance. Cette composante vise à améliorer la couverture géographique et la fréquence des relevés sur l’ensemble du territoire de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima.

Les données recueillies grâce à ces deux dispositifs serviront à produire des rapports périodiques, à orienter les actions de prévention et de réduction des émissions et à mieux prendre en compte leurs éventuels impacts sanitaires. Cet usage des données est mentionné de façon identique dans les deux sources LesEco.ma et TelQuel.

Le projet s’inscrit explicitement dans le Programme national d’amélioration de la qualité de l’air 2020-2030, comme le confirment LesEco.ma et TelQuel. Ce cadre national fixe les orientations stratégiques auxquelles la région doit se conformer pour ses actions en matière de qualité de l’air.

Les conventions ont été approuvées lors de la session ordinaire du Conseil régional d’octobre 2027, comme l’indique TelQuel en précisant que le projet a été validé par le Conseil de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima. EcoActu confirme quant à elle la tenue de cette session et l’adoption du budget régional 2027, bien qu’elle ne détaille pas les conventions spécifiques à la qualité de l’air.

EcoActu précise que le budget régional 2027 s’élève à 945,9 millions de dirhams, réparti entre 341,8 MDH de fonctionnement et 604,15 MDH d’équipement. Bien que ce budget global soit mentionné, aucune ventilation ne permet d’affirmer que les 17 MDH de la surveillance de l’air en sont directement issus ou qu’ils représentent une part spécifique de ce budget.

Le président du Conseil régional, Omar Moro, a souligné lors de cette session que le Conseil accorde la priorité à la poursuite de la mise en œuvre des engagements du Programme de développement régional 2022-2027, ainsi qu’à l’accélération de la réalisation des projets et à la levée des contraintes, conformément aux Hautes Orientations Royales. Cette déclaration provient d’EcoActu et concerne le contexte général de la session, pas spécifiquement le projet de surveillance de l’air.

Aucune des sources ne précise la date exacte d’installation des premières stations de mesure ni le calendrier détaillé de déploiement du dispositif. De même, aucune ne mentionne le nombre prévu de stations à installer ou leur répartition géographique précise au sein de la région.

Contexte

La surveillance de la qualité de l’air au Maroc est encadrée par le Programme national d’amélioration de la qualité de l’air 2020-2030, qui vise à réduire les émissions polluantes, renforcer les réseaux de mesure et intégrer les données dans les politiques de santé publique et de planification territoriale. Plusieurs régions ont déjà lancé des initiatives similaires, souvent avec un soutien financier État-région.

Pourquoi c’est important

Ce projet permet à la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima de disposer d’outils objectifs pour identifier les sources de pollution, ce qui est une condition préalable à toute action efficace de réduction des émissions. Sans données précises et localisées, les pol…

À suivre

La publication des premiers rapports régionaux sur la qualité de l’air attendue après l’opérationnalisation du dispositif.

L’utilisation des données pour ajuster les plans de déplacement urbain ou les autorisations industrielles dans la région.

La éventuelle extension du réseau de surveillance à d’autres polluants non initialement prévus dans le cahier des charges.

Ce que les sources ne disent pas encore

Les sources ne permettent pas de confirmer le nombre exact de stations à installer, leur répartition géographique précise, la date de mise en service opérationnelle, ni les seuils de pollution actuellement enregistrés dans la région. Elles ne mentionnent pas non plus d’éventuels dépassements de normes sanitaires ni de financements complémentaires provenant d’acteurs privés ou internationaux.

Sources et documents consultés 3 références Notre méthode éditoriale

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