Le 12 juillet 2026, le Conseil du peuple syrien a tenu sa première séance depuis la chute du régime de Bachar al‑Assad, marquant le lancement officiel des travaux législatifs de la période de transition. La réunion s’est déroulée à Damas, en présence du président du Conseil de transition, Ahmed Al‑Charaa, ainsi que du président de la Haute Commission électorale, Mohamed Taha Al‑Ahmad, et de plusieurs ministres, selon le compte‑rendu officiel.
Lors de cette séance inaugurale, les 206 députés du Conseil ont prêté serment, affirmant leur engagement à exercer leurs fonctions dans le cadre de la transition. Le serment a précédé le scrutin destiné à élire le bureau de l’institution, étape cruciale pour la mise en place d’une structure de gouvernance législative.
Le vote a abouti à l’élection d’Abdelhamid Al‑Awak comme président du Conseil, qui a recueilli 99 voix. Il a été confronté à deux autres candidats, Mouayad Hayel Al‑Qabalaoui et Mohamed Ramez Kouraj, qui n’ont pas obtenu la majorité requise. Cette élection constitue le premier choix de direction pour le Parlement de transition.
En complément du président, le bureau du Conseil a été complété par la désignation de Mustafa Moussa comme premier vice‑président et de Madonna Béchara comme deuxième vice‑présidente. Mouayad Habib a été nommé secrétaire du Conseil, assurant ainsi la continuité administrative de l’organe législatif.
Abdelhamid Al‑Awak, né en 1966 à Hassaké, est juriste et universitaire, titulaire d’un doctorat en droit constitutionnel. Ancien juge et enseignant, il a participé à la commission qui a rédigé la déclaration constitutionnelle adoptée en mars 2025, ce qui lui confère une expérience notable dans les processus de réforme institutionnelle.
Dans son discours d’ouverture, Ahmed Al‑Charaa a déclaré que la Syrie écrivait « une nouvelle histoire » et qu’elle entrait dans une phase de consolidation de l’État et de reconstruction de ses institutions. Il a exhorté les membres du Conseil à faire de l’institution « un modèle de responsabilité et de compétence », soulignant les attentes placées sur le Parlement de transition.
Les informations disponibles ne précisent pas les prochaines étapes législatives, ni le calendrier détaillé des travaux du Conseil. Aucun détail supplémentaire n’est fourni concernant les projets de loi envisagés, les relations avec d’autres organes de la transition ou les mécanismes de suivi des décisions prises lors de cette première séance.
Contexte
Le Conseil du peuple syrien, créé dans le cadre de la transition post‑Assad, représente l’organe législatif destiné à accompagner la reconstruction institutionnelle du pays, après plusieurs années de conflit et de changements politiques.
Pourquoi c’est important
L’élection d’un président et la mise en place d’un bureau pour le Conseil du peuple marquent une étape concrète dans la structuration du pouvoir législatif syrien, offrant un cadre officiel pour les débats et les décisions qui influenceront la phase de transi…
À suivre
Les premiers projets de loi présentés par le Conseil du peuple syrien.
Les interactions entre le Conseil et les autres organes de la transition, notamment le président du Conseil de transition.
L’évolution du rôle du Conseil dans le processus de reconstruction institutionnelle.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas les échéances précises des travaux législatifs, les contenus des futures délibérations ni les modalités de coopération avec les autres institutions de transition.