Le 15 juin 2026, le CMI a officiellement lancé WaSL, une plateforme numérique conçue pour permettre aux administrations, aux entreprises, aux fintechs et aux établissements de paiement d’intégrer leurs offres à une infrastructure déjà largement adoptée. Cette initiative s’inscrit dans la continuité du dispositif Fatourati, qui avait auparavant concentré ses efforts sur l’externalisation du recouvrement des créances et le paiement de factures via les applications bancaires et les wallets.
Rachid Saihi, directeur général du CMI, a expliqué que le passage de Fatourati à WaSL représente une évolution de l’objectif initial. « Avec Fatourati, nous avons connecté les créances aux canaux de paiement. Avec WaSL, nous connectons désormais les services aux usages quotidiens des utilisateurs », a‑t‑il déclaré dans le communiqué officiel du CMI. Cette citation souligne le changement de focus du CMI, qui passe du simple paiement à la distribution de services digitaux.
WaSL se caractérise par un modèle de hub mutualisé reposant sur des API ouvertes et sécurisées. Cette architecture permet aux différents acteurs de brancher leurs services sur une même couche technologique, facilitant ainsi l’accès aux services publics et privés via les canaux déjà familiers aux usagers, qu’ils soient digitaux ou physiques.
Le CMI indique que l’infrastructure sous-jacente à WaSL est déjà utilisée par plus de 100 organismes et 32 banques. Cette base d’utilisateurs existante constitue le socle sur lequel le nouveau hub pourra déployer rapidement de nouveaux services, sans nécessiter la création de nouvelles interfaces ou canaux de paiement pour chaque acteur.
Parmi les services ciblés par WaSL figurent les services publics, la mobilité, l’assurance et la santé. Le communiqué du CMI mentionne explicitement ces secteurs comme premiers bénéficiaires potentiels du hub, sans toutefois détailler les modalités d’intégration ou les partenaires spécifiques impliqués dans chaque domaine.
Le lancement de WaSL implique également un volet technique important : les API proposées sont décrites comme ouvertes, ce qui signifie qu’elles sont accessibles aux développeurs externes, et sécurisées, afin de garantir la protection des données et des transactions. Aucun détail supplémentaire n’est fourni sur les standards de sécurité ou les processus de certification des partenaires.
Les informations disponibles ne précisent pas les étapes suivantes du déploiement, ni les échéances de mise en œuvre concrète pour les services mentionnés. Le communiqué se limite à présenter la vision du hub et à souligner son potentiel d’intégration à grande échelle, laissant la mise en pratique à une phase ultérieure non détaillée.
Contexte
Le CMI, acteur central du système de paiement marocain, a déjà industrialisé le recouvrement de créances et le paiement d’impôts via des solutions numériques. WaSL constitue la prochaine étape de cette stratégie d’interconnexion des services.
Pourquoi c’est important
En centralisant l’accès aux services publics et privés sur une infrastructure déjà largement adoptée, WaSL pourrait simplifier les démarches quotidiennes des usagers et réduire la fragmentation des canaux numériques.
À suivre
L’adoption effective des API WaSL par les administrations et les entreprises ciblées.
Les premiers services réellement déployés via le hub et leur impact sur l’expérience utilisateur.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas les partenaires techniques, les modalités de certification des API, les calendriers de déploiement ni les indicateurs de performance du hub.