L’institution, qui porte aujourd’hui le nom de ses deux fondateurs successifs, a marqué son centenaire par une exposition permanente des archives conservées dans ses locaux de la médina de Fès, offrant au public un aperçu rare des plans d’urbanisme du début du XXᵉ siècle.
Le groupe scolaire unifié La Fontaine a participé à l’organisation de la journée, mobilisant des élèves autour d’ateliers pédagogiques visant à sensibiliser les jeunes générations à la valeur du patrimoine architectural marocain.
Parmi les invités, les « Fassinés », association d’anciens élèves du lycée français de Fès, ont fait le déplacement depuis la France, soulignant le caractère international de l’événement et la notoriété de l’agence au-delà des frontières marocaines.
Les archives présentées comprennent notamment le mobilier conçu par Émile Toulon dans les années 1930, témoignant de l’influence du style Art déco dans les bâtiments publics de l’époque coloniale.
Le mausolée Moulay Idriss, l’un des projets phares de Haloui, a bénéficié d’une restauration intégrant des techniques de consolidation des structures en pierre, tout en respectant les exigences esthétiques du site sacré.
Le jardin historique Jnane Sbil, autre réalisation de Haloui, a été réhabilité en conservant son réseau hydraulique d’origine, démontrant la capacité de l’agence à allier conservation et fonctionnalité contemporaine.
Les interventions de l’agence dans les hammams mérinides Seffarine et Ibn Abbad ont permis de réactiver ces espaces traditionnels, tout en les adaptant aux normes sanitaires modernes, un exemple de compromis entre préservation et usage actuel.
Enfin, les travaux de réhabilitation des médinas de Fès et d’Essaouira, menés sous la direction de Haloui, ont inclus la remise en état des ruelles, la restauration des façades en pisé et la mise en place de signalétique touristique, renforçant l’attractivité culturelle de ces sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Contexte
Créée pendant le protectorat français, l’agence Toulon‑Colin‑Haloui a traversé les différentes phases de l’histoire du Maroc, du mandat colonial à l’indépendance, en adaptant son approche aux exigences locales tout en conservant une expertise technique importée d’Europe.
Pourquoi c’est important
Le centenaire de l’agence souligne la continuité d’une expertise locale en architecture et en préservation du patrimoine, un atout pour le secteur du tourisme culturel marocain et pour la formation des futurs architectes marocains.
À suivre
Les prochains projets de restauration annoncés par l’agence, notamment dans les zones urbaines en pleine expansion.
L’éventuelle création d’un fonds de soutien dédié à la conservation du patrimoine architectural, inspiré par les initiatives présentées lors de la journée du 12 mai.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas le nombre exact de visiteurs présents, le budget alloué à la commémoration ni les éventuels partenaires financiers au-delà du groupe scolaire La Fontaine et des « Fassinés ».