L’audience du Tribunal arbitral du sport s’est ouverte ce jeudi 8 octobre à Lausanne, en Suisse, comme confirmé par le directeur général du TAS, Matthieu Reeb, qui a déclaré que les procédés avaient commencé à l’heure avec la présence des représentants du Sénégal, du Maroc et de la CAF.
Cette audience fait suite à un recours introduit par la Fédération sénégalaise de football contre la Confédération africaine de football et la Fédération royale marocaine de football, relatif à la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, qui continue de faire l’objet de débats plusieurs mois après la rencontre.
Lors de l’audience, les trois parties ont été représentées par des avocats : le Maroc par ses conseils juridiques, le Sénégal par une équipe comprenant notamment les avocats Seydou Diagne, Aly Fall et le Suisse Serge Vittoz, et la CAF par ses représentants légaux, comme indiqué dans les comptes rendus des procédés.
Le directeur général du TAS a précisé que l’audience suivait un calendrier établi d’un commun accord entre les parties, avec un déroulement prévu de 9h30 à environ 15h ou 16h, heure locale, sans dépassement attendu au-delà de cette plage horaire.
L’audience s’est déroulée à huis clos, conformément à une note du TAS diffusée le 30 septembre indiquant que les parties n’avaient pas demandé une tenue publique des débats, ce qui limite l’accès direct aux échanges juridiques.
À l’issue de l’audience, la Fédération royale marocaine de football a réagi par la voix de son secrétaire général, qui a déclaré brièvement : « La Coupe sera marocaine », exprimant ainsi la confiance de l’instance dans l’issue du litige, tout en restant dans l’attente des délibérations de la formation arbitrale.
Concernant le calendrier du verdict, aucune date officielle n’a été communiquée par le TAS ; toutefois, des médias sénégalais ont avancé l’hypothèse d’une décision entre le 18 et le 22 octobre, une échéance qui n’a pas été confirmée par l’instance arbitrale.
De son côté, Raymond Hack, ancien président de la commission de discipline de la CAF, a estimé que le verdict ne devrait pas intervenir avant la fin de l’année, ajoutant une divergence d’appréciation sur le timing attendu de la décision.
Le TAS, par la voix de son directeur général, a écarté toute possibilité de rendu immédiat, affirmant que l’objectif était de prendre une décision le plus vite possible après l’audience, sans toutefois s’engager sur un délai précis.
Les contradictions entre les estimations médiatiques et les avis d’experts soulignent l’incertitude actuelle sur la date du verdict, alors que les parties restent en attente de la décision finale de la formation arbitrale du TAS.
Contexte
La finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 entre le Maroc et le Sénégal a laissé un héritage de contestations, notamment concernant des décisions arbitrales perçues comme litigieuses par une partie des acteurs sénégalais, ce qui a conduit au recours devant le TAS plusieurs mois après la rencontre.
Pourquoi c’est important
Cette affaire teste la capacité du TAS à intervenir dans des litiges sportifs africains de haut niveau, avec des implications potentielles pour la crédibilité des instances continentales comme la CAF dans la gestion des compétitions majeures.
À suivre
Suivre la date officielle de rendu du verdict par le TAS, qui reste inconnue à ce jour.
Observer les réactions officielles de la FRMF, de la FSF et de la CAF une fois la décision publiée.
Vérifier si le TAS rendra sa décision avec un exposé des motifs détaillé ou un simple dispositif.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne permettent pas de confirmer avec certitude la date exacte du rendu du verdict, ni de connaître le contenu des arguments juridiques présentés par chaque partie lors de l’audience à huis clos.