L'audience au Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne, concernant le différend entre le Maroc, le Sénégal et la Confédération africaine de football (CAF) au sujet de la finale de la Coupe d'Afrique des nations 2025, s'est conclue jeudi dans une totale discrétion de la part des protagonistes sur le contenu des discussions. La séance, débutée à 9 h 30 au siège du TAS, s'est poursuivie jusqu'à 14 h 45, terminant environ quinze minutes plus tôt que prévu.
À l'issue de l'audience, Abdoulaye Sow, secrétaire général de la Fédération sénégalaise de football, a déclaré que l'équipe juridique de son pays avait présenté ses arguments et soumis ses observations au panel d'arbitres. Il a ajouté que le dossier est désormais entre les mains du TAS, chargé de rendre sa décision dans les jours ou semaines à venir. Le responsable sénégalais a insisté sur le fait que le contenu des discussions restait confidentiel, affirmant : «Je ne peux pas révéler ce qui s'est réellement passé, car cela relève de la confidentialité de la procédure, mais je peux confirmer que le Sénégal a bien défendu sa position.»
En revanche, les représentants marocains se sont abstenus de tout commentaire à leur sortie du siège du TAS, tandis que l'attention demeure concentrée sur la décision à venir des trois arbitres en charge du dossier. Cette réserve contraste avec les déclarations sénégalaises publiques immédiatement après l'audience.
Matthieu Reeb, directeur général du TAS, a adressé un message aux supporters marocains et sénégalais, leur assurant que l'attente arrivait à son terme. Il a indiqué que le calendrier procédural avait été établi avec l'accord de toutes les parties, soulignant que l'objectif du tribunal, en tant qu'instance suprême en justice sportive, était de délivrer une décision dans les meilleurs délais après l'audience.
Selon le directeur général du TAS, des informations supplémentaires pourraient être communiquées après l'audience afin de donner davantage de visibilité sur les délais. Le Maroc et le Sénégal devront ainsi encore patienter avant de connaître l'issue définitive de cette procédure, qui doit déterminer les conséquences juridiques de la finale de la CAN 2025.
Le dossier de la finale de la Coupe d'Afrique des nations 2025 entre le Maroc et le Sénégal entre dans sa dernière ligne droite. Le TAS a tenu ce jeudi à Lausanne une audience consacrée au litige opposant les deux fédérations, en présence également de la Confédération africaine de football (CAF). La finale, marquée par plusieurs incidents et une interruption de la rencontre après un penalty accordé au Maroc, s'était finalement conclue sur le terrain par une victoire du Sénégal, grâce à un but de Pape Gueye en prolongation.
Quelques mois plus tard, la CAF avait annoncé la défaite du Sénégal sur tapis vert, sans pour autant attribuer officiellement le titre au Maroc. La Fédération sénégalaise avait ensuite saisi le TAS afin de contester cette décision. L'audience organisée à Lausanne doit permettre aux trois parties de présenter leurs arguments devant une formation composée de trois arbitres : le Français Gérald Simon, l'Allemand Ulrich Haas et l'Italien Luigi Fumagalli.
Contexte
La finale de la CAN 2025 s'est déroulée le 18 janvier à Rabat, où le Sénégal s'est imposé 1-0 après prolongation avant que la CAF ne déclare les Lions de la Teranga forfaits le 17 mars, accordant au Maroc une victoire administrative de 3-0.
Pourquoi c’est important
Cette procédure au TAS détermine non seulement le vainqueur officiel de la CAN 2025 mais aussi l'interprétation du règlement africain concernant l'abandon de terrain, un principe pouvant influencer de futures compétitions continentales.
À suivre
La date précise de la décision du TAS, toujours non communiquée à ce stade.
La nature exacte du raisonnement juridique que le panel d'arbitres développera concernant l'interprétation du règlement de la compétition.
Les éventuelles réactions officielles des deux fédérations une fois le verdict rendu.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne permettent pas de connaître le contenu détaillé des arguments présentés par chaque partie lors de l'audience huis clos, ni les points spécifiques de droit sportif sur lesquels le TAS pourrait baser sa décision.