Dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 mai 2026, le catamaran « Stella », transportant deux ressortissants français, a émis une première alerte à 02 h 15 (heure locale) indiquant qu’il rencontrait des difficultés au large de Tanger, selon le Centre national de coordination et de sauvetage maritime (CNCSM). Cette alerte a déclenché le déploiement immédiat de moyens de recherche maritime et aérienne afin de localiser le navire et son équipage.
Le CNCSM a retrouvé le catamaran ainsi qu’un radeau de sauvetage, tous deux vides, à environ trois milles nautiques, soit près de 5,5 kilomètres, des côtes de Tanger. Le bateau, qui « flottait toujours », a été remorqué vers le port d’Asilah, situé à une quarantaine de kilomètres au sud de Tanger, où il a été mis en sécurité pour les investigations ultérieures.
Parallèlement, les équipes de recherche ont recentré leurs efforts sur un canot annexe équipé d’un moteur hors‑bord, dispositif que l’équipage possédait également. Ce canot, séparé du catamaran, constitue le principal point d’intérêt des opérations de recherche, les autorités estimant qu’il pourrait contenir des traces ou des survivants potentiels.
Adrien Danzé, père de l’un des deux Français disparus, a confirmé avoir reçu deux messages de détresse de la part du bateau. Le premier, envoyé à 01 h 15 GMT, signalait une voie d’eau, tandis que le second, à 02 h 00 GMT, indiquait que l’équipage quittait le catamaran pour rejoindre l’annexe. Ces informations, relayées par l’AFP, précisent la chronologie des événements et la décision de l’équipage de se séparer du navire principal.
Le catamaran « Stella » était en convoyage depuis la Martinique vers un port européen, possiblement Barcelone ou Marseille, selon les précisions d’Adrien Danzé. Cette information, fournie par le père du disparu, n’a pas été confirmée par les autorités maritimes, mais elle situe le trajet du navire au moment de l’incident.
Les causes exactes de la perte de contrôle du catamaran restent à ce jour inconnues. Le CNCSM n’a pas encore publié d’analyse technique, et aucune condition météorologique exceptionnelle n’a été signalée dans les rapports préliminaires. Les investigations devront déterminer si une défaillance mécanique, une avarie ou un autre facteur a conduit à la situation d’urgence.
Les recherches se poursuivent avec le déploiement de moyens aériens et maritimes supplémentaires, conformément aux procédures de sauvetage en mer. Les autorités marocaines ont indiqué que le suivi du canot annexe reste prioritaire, tout en maintenant la surveillance du site où le catamaran a été localisé afin de recueillir d’éventuelles preuves supplémentaires.
Contexte
Le détroit de Gibraltar, où se situe le détroit de Tanger, est une zone maritime très fréquentée, exposant les navires de plaisance à des risques variés, notamment liés aux conditions de navigation et aux équipements de secours.
Pourquoi c’est important
La disparition de deux citoyens français au large du Maroc souligne l’importance de la coordination entre les services de secours maritimes et les autorités consulaires, ainsi que la nécessité d’une vigilance accrue pour les traversées en mer, même dans des z…
À suivre
Les résultats des investigations techniques menées par le Centre national de coordination et de sauvetage maritime.
L’éventuelle localisation du canot annexe et la découverte d’éventuels survivants ou de traces supplémentaires.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas les raisons exactes de la perte de contrôle du catamaran, ni les conditions météorologiques précises au moment de l’incident. Aucun détail supplémentaire n’est fourni sur les moyens exacts mobilisés ni sur l’avancement des recherches au-delà du dernier point de localisation du canot annexe.