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Cosmétiques de luxe : trois importateurs dominent le marché marocain et restreignent l’accès aux détaillants

Selon la fondatrice des Drugstores du Maroc, trois importateurs contrôlent plus de 85 % du secteur du luxe et imposent des critères de vente opaques qui bloquent l’entrée de nouvelles enseignes.

Rédaction LeFrontline
Rédaction LeFrontline Cellule analyse Rabat
PubliéJeudi 25 juin 2026 à 00:52 Mis à jourMardi 21 juillet 2026 à 15:40 2 min de lecture
Lecture rapide
  • Trois importateurs détiennent plus de 85 % du marché marocain des cosmétiques de luxe (source [1]).
  • Wafaa Ghiati a saisi le Conseil de la concurrence suite à des refus de vente et à des exigences de critères opaques (source [1]).
  • Les tentatives d’achat de produits de luxe ont duré trois ans sans aboutir, malgré un premier contact positif avec des commerciaux (source [1]).
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Wafaa Ghiati, qui dirige l’enseigne de distribution Les Drugstores du Maroc, a décrit son expérience avec les importateurs de parfums et de soins de visage de luxe comme un processus de blocage systématique, caractérisé par des refus de vente et des exigences de critères de sélection qu’elle juge opaques. Elle indique que ces pratiques ont empêché son magasin d’obtenir les produits de luxe pendant trois ans, alors même que son offre couvre déjà un large éventail de marques et de catégories de beauté, d’hygiène et de santé.

Selon les déclarations de Ghiati, les importateurs ont initialement manifesté un intérêt pour les Drugstores du Maroc. Des commerciaux se seraient rendus dans les magasins, ont trouvé les espaces « très intéressants » et ont estimé que les critères d’achat étaient remplis, ce qui a conduit à la passation de premières commandes. Cette phase positive a rapidement été interrompue, le contact téléphonique s’étant tarit et les relances demeurant sans réponse.

Le constat de Ghiati repose sur une concentration du marché où trois acteurs importateurs contrôlent la majorité des flux de produits de luxe. Cette concentration, estimée à plus de 85 % du volume total, crée un environnement où les décisions de distribution peuvent être prises de façon unilatérale, sans que les détaillants ne puissent contester les exigences imposées ou les refus de vente.

Face à ces obstacles, la fondatrice a décidé de porter l’affaire devant le Conseil de la concurrence, invoquant le manque de transparence des critères de sélection et le refus de répondre aux sollicitations commerciales. La saisine a conduit l’autorité à ouvrir une procédure d’enquête afin d’examiner les pratiques de ces importateurs et d’évaluer leur conformité aux règles de concurrence en vigueur.

Les pratiques décrites incluent notamment l’imposition d’un alignement des prix, qui contraint les détaillants à appliquer les mêmes tarifs que ceux fixés par les importateurs, ainsi que des exigences de sélection jugées excessives. Ces mécanismes, selon Ghiati, limitent la capacité des enseignes à proposer une offre diversifiée de produits de luxe à leurs clients.

L’enquête du Conseil de la concurrence, déclenchée à la suite de la plainte, vise à vérifier si les trois importateurs abusent de leur position dominante. Le dispositif d’enquête comprend l’analyse des contrats de distribution, des conditions de vente et des pratiques commerciales afin de déterminer s’il existe des entraves à la libre concurrence sur le marché marocain des cosmétiques de luxe.

Les limites de l’information disponible se traduisent par l’absence de données précises sur les montants financiers engagés, les marques concernées ou les réponses officielles des importateurs. Aucun chiffre détaillé n’est fourni quant aux volumes de ventes ou aux marges appliquées, et les déclarations de Wafaa Ghiati restent les seules sources décrivant le déroulement des faits.

Contexte

Le marché marocain des cosmétiques de luxe représente une part importante du secteur de la beauté, avec une demande croissante pour les parfums et les soins haut de gamme, ce qui rend la concentration du pouvoir d’importation particulièrement sensible aux enjeux de concurrence.

Pourquoi c’est important

Une concentration excessive entre quelques importateurs peut restreindre la diversité de l’offre disponible pour les consommateurs et limiter la capacité des détaillants à négocier des conditions commerciales équitables, affectant ainsi la compétitivité du se…

À suivre

L’issue de la procédure du Conseil de la concurrence et les éventuelles sanctions ou recommandations qui en découleront.

Les réactions éventuelles des importateurs concernés face aux conclusions de l’enquête.

Ce que les sources ne disent pas encore

Les sources ne précisent pas les noms des trois importateurs, les marques concernées, les montants exacts des transactions ou les conclusions finales de l’enquête du Conseil de la concurrence.

Sources et documents consultés 1 référence Notre méthode éditoriale

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