Lors de son discours de clôture, Chakib Alj a rappelé que son accession à la présidence s’était faite en 2020, « au cœur d’une turbulence inédite », marquée par la propagation du Covid‑19, un ralentissement de l’économie mondiale et les répercussions de la guerre entre la Russie et l’Ukraine.
Il a détaillé les actions menées par la CGEM pour accompagner les entreprises, notamment la mise en place de dispositifs d’appui financier et de conseils juridiques afin de pallier les perturbations de la chaîne d’approvisionnement et les fermetures temporaires d’activités.
Le président sortant a souligné que, malgré ces défis, le tissu entrepreneurial marocain a fait preuve d’une « résilience » notable, citant la capacité des PME à maintenir leurs effectifs et à adapter leurs modèles d’affaires aux nouvelles exigences sanitaires et logistiques.
Alj a également évoqué les grands chantiers de transformation engagés par le gouvernement, tels que la digitalisation des services publics et le développement des énergies renouvelables, en insistant sur la nécessité d’une coopération renforcée entre le secteur privé et les autorités publiques.
Dans le même temps, il a rappelé les réformes législatives soutenues par la CGEM, notamment la simplification des procédures de création d’entreprise et l’amélioration du cadre fiscal, qui, selon lui, ont contribué à améliorer le climat des affaires au Maroc.
Le passage de témoin a été officialisé avec la nomination de Mehdi Tazi et Mohamed Bachiri comme co‑présidents, une décision présentée comme un pari sur la continuité et le renouveau de la gouvernance patronale.
Alj a conclu en invitant les membres de la CGEM à poursuivre les efforts de modernisation et à rester vigilants face aux incertitudes économiques mondiales, tout en exprimant sa confiance dans la capacité de ses successeurs à relever les défis à venir.
Contexte
La CGEM, principale organisation patronale du Maroc, joue un rôle clé d’intermédiation entre les entreprises et l’État, notamment lors de crises majeures où elle intervient pour relayer les besoins du secteur privé et proposer des ajustements de politique économique.
Pourquoi c’est important
Le départ de Chakib Alj marque la fin d’une période de gestion de crise pour la CGEM ; la façon dont ses successeurs géreront la transition et poursuivront les réformes aura un impact direct sur la compétitivité des entreprises marocaines et sur la mise en œu…
À suivre
L’orientation stratégique adoptée par Mehdi Tazi et Mohamed Bachiri dans les prochains mois, notamment en matière de digitalisation et d’énergie verte.
L’évolution des mesures de soutien aux PME dans le contexte post‑pandémique et post‑guerre en Ukraine.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas les chiffres exacts d’impact économique des mesures prises par la CGEM ni les détails des accords spécifiques conclus avec le gouvernement pendant le mandat d’Alj.