La sélection marocaine de futsal a conquis mercredi 21 octobre son quatrième titre continental consécutif en s'imposant 5-2 face à l'Angola lors de la finale de la CAN 2026 disputée au Palais des sports du complexe Prince Moulay Abdellah à Rabat. Les Lions de l'Atlas, dirigés par Hicham Dguig, prolongent ainsi une série historique entamée en 2016 et confirment leur hégémonie sur la discipline en Afrique.
La finale a d'abord offert un visage équilibré face à une équipe angolaise engagée et disciplinée. Le Maroc a multiplié les séquences de possession sans concrétiser dans un premier temps, tandis que l'Angola a opposé un défi physique constant et créé quelques situations dangereuses. La rencontre s'est débloquée dans les dernières minutes de la première période grâce à Othmane El Idrissi, auteur de l'ouverture du score d'une frappe puissante à la 17e minute.
Les Marocains ont ensuite accéléré avant la pause : Youssef Jawad a doublé la mise à la 19e minute, avant qu'Idriss Raiss El Fenni n'inscrive le troisième but à la 21e. L'Angola a réduit l'écart par João Cambangula à la 18e, mais le Maroc menait 3-1 à la mi-temps. En seconde période, Ismail Amazal (33e) et Bilal Bakkali (35e) ont scellé le sort du match, Anderson Fortes marquant le second but angolais à la 37e minute.
Ce sacre couronne un parcours sans faute tout au long du tournoi. En phase de groupes, le Maroc a terminé en tête de la poule A avec neuf points sur neuf, infligeant des défaites nettes à l'Algérie (4-0), à la Zambie (7-0) et à la Libye (6-0). Soit dix-sept buts marqués pour aucun encaissé lors des trois premiers matches, une efficacité offensive qui a impressionné les observateurs.
En demi-finale, les Lions de l'Atlas ont surclassé l'Égypte sur le score de 6-0, privant les Pharaons d'une nouvelle finale après leur parcours en 2024. Cette victoire large face à un adversaire traditionnellement coriace a démontré la solidité défensive et la justesse technique du groupe marocain, capable de monter en puissance au fil de la compétition.
La finale s'est déroulée devant des tribunes combles au complexe Prince Moulay Abdellah, témoignant de l'engouement populaire pour une discipline en plein essor au Maroc. L'intensité des duels et la forte attente du public rbati ont marqué une rencontre où la patience et la maîtrise collective ont fini par faire la différence face à une résistance angolaise qui n'a cédé que dans le money-time.
Avec ce quatrième titre consécutif, le Maroc installe durablement le Royaume au sommet du futsal africain. La série 2016-2020-2024-2026 constitue un record continental dans la discipline, aucune autre nation n'ayant réussi à enchaîner quatre sacres d'affilée. La domination marocaine s'appuie sur une génération de joueurs rodés aux joutes internationales et un encadrement technique stable sous la houlette de Hicham Dguig.
Contexte
La Coupe d'Afrique des nations de futsal 2026 s'est déroulée au Maroc, pays hôte qui a ainsi pu compter sur l'appui de son public tout au long du tournoi. La discipline connaît un développement soutenu dans le Royaume ces dernières années, avec une structuration des championnats nationaux et une exposition médiatique croissante.
Pourquoi c’est important
Ce quatrième sacre consécutif consolide le statut de référence du futsal marocain sur le continent et renforce la crédibilité du projet sportif national dans les disciplines en salle, alors que le Maroc ambitionne d'accueillir de grandes compétitions internat…
À suivre
La capacité du Maroc à maintenir ce niveau de performance lors des prochaines échéances continentales et mondiales
L'évolution de l'effectif avec l'intégration de nouveaux joueurs pour assurer la relève
Les retombées de ce titre sur le développement de la discipline au niveau des clubs et de la formation
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas la composition exacte de l'effectif marocain au-delà des buteurs, ni les statistiques détaillées de la finale (tirs, fautes, temps de jeu). L'identité des arbitres et le nombre exact de spectateurs ne sont pas mentionnés. Aucune déclaration directe des joueurs ou du sélectionneur n'est rapportée textuellement.