Le 22 mai 2026, la Banque africaine de développement et le groupe OCP ont officialisé à Rabat un accord de garantie partielle de crédit d’un montant de 450 millions d’euros, première du genre au Maroc, visant à sécuriser un financement vert de 530 millions d’euros auprès de deux banques internationales, la Société Générale et BNP Paribas, selon les communiqués publiés par les deux institutions.
L’accord a été signé par Achraf Tarsim, responsable du bureau pays de la BAD au Maroc, et Younes Kchia, directeur financier du groupe OCP, qui ont tous deux présenté la garantie comme un levier essentiel pour mobiliser des capitaux internationaux au service de la transition énergétique du pays.
Le mécanisme de garantie partielle de crédit, décrit comme une première au Maroc, a pour objectif de réduire le risque perçu par les prêteurs et ainsi faciliter la mobilisation de ressources financières à long terme pour des projets structurants liés à la décarbonation industrielle, au déploiement d’énergies renouvelables et à la gestion durable de l’eau.
La BAD se positionne, selon les déclarations de son responsable, comme un catalyseur de financements innovants, mettant en avant sa notation financière AAA pour attirer des capitaux internationaux destinés à accélérer le développement d’une production d’engrais bas carbone, un secteur jugé stratégique pour la sécurité alimentaire du continent africain.
Du côté du groupe OCP, le directeur financier a souligné que la garantie renforce la capacité du groupe à investir dans des solutions qui préservent les ressources naturelles et accompagnent les agriculteurs, en alignement avec le programme d’investissement 2023‑2030 du groupe, qui prévoit notamment des améliorations de l’efficacité hydrique et énergétique des installations industrielles.
Concrètement, les fonds mobilisés seront affectés à des projets visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, à améliorer l’efficacité énergétique et hydrique des sites de production, ainsi qu’à promouvoir des pratiques agricoles durables, conformément aux objectifs de transition énergétique et de gestion de l’eau décrits dans les communiqués.
Les sources ne précisent pas encore les critères de sélection des projets, les échéances de déploiement des financements ni les modalités de suivi de l’impact environnemental, ce qui constitue une limite importante pour évaluer pleinement la portée de l’accord et son efficacité à long terme.
Contexte
La garantie de 450 M€ s’inscrit dans le cadre du programme d’investissement 2023‑2030 du groupe OCP, qui vise à moderniser ses chaînes de valeur et à renforcer la résilience des systèmes agricoles marocains, tout en répondant aux exigences de la Banque africaine de développement en matière de mobilisation de capitaux à grande échelle et de développement d’infrastructures résilientes.
Pourquoi c’est important
Cet accord représente une étape concrète pour le financement de la transition verte au Maroc, en combinant le soutien d’une institution financière panafricaine et l’expertise industrielle d’OCP, ce qui pourrait accélérer la mise en œuvre de projets à forte in…
À suivre
Les critères de sélection et le suivi des projets financés par les 530 M€ de financement vert.
L’impact réel sur les émissions de gaz à effet de serre et la consommation d’eau des installations concernées.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les documents fournis ne détaillent pas les modalités précises de mise en œuvre du financement, les échéances de déploiement, ni les indicateurs de suivi de l’impact environnemental, limitant ainsi l’évaluation complète de l’accord.