Les premières Assises maritimes nationales se sont tenues les 21 et 22 mai à Tanger, rassemblant des représentants du secteur public et privé autour du thème « Le Maroc, nation maritime émergente ». L’objectif affiché était de définir les priorités pour faire du Royaume une puissance maritime régionale émergente, selon le compte‑rendu publié par La Vie Éco.
Le ministère du Transport et de la Logistique a assuré la direction des travaux, coordonnant les interventions et les débats. Cette responsabilité ministérielle a permis de structurer les discussions autour de cinq axes majeurs : gouvernance, flotte, logistique, sécurité et formation, chacun étant abordé dans les recommandations finales.
Parmi les recommandations, la création d’un Conseil national supérieur de la mer occupe une place centrale. Cette instance serait chargée de définir les grandes orientations stratégiques, de garantir la cohérence des politiques sectorielles et de servir de plateforme de concertation entre les acteurs publics et privés, selon le texte de la source.
Le rôle envisagé du Conseil s’étendrait à la supervision de la mise en œuvre des politiques maritimes, incluant la coordination interministérielle. Il serait ainsi le garant d’une vision intégrée, inclusive et durable des espaces maritimes et littoraux du Royaume, comme le précise le rapport des Assises.
Les participants aux Assises ont également souligné la nécessité de réviser le Code de commerce maritime. Cette refonte viserait à aligner la législation marocaine sur les standards internationaux, facilitant ainsi la conformité des pratiques commerciales maritimes du pays avec les exigences mondiales.
En matière de souveraineté logistique, les recommandations appellent à l’adoption d’une stratégie nationale pour développer une flotte maritime compétitive, contrôlée par des sociétés de droit marocain. Un dispositif de financement dédié au renouvellement et à la modernisation des navires, adossé à un mécanisme public de garantie, est proposé pour soutenir cette ambition.
La Direction de la marine marchande, mentionnée dans le compte‑rendu, devrait bénéficier d’un cadre institutionnel rénové et de ressources renforcées. Cette évolution viserait à accroître son autonomie et son efficacité dans l’exécution de ses missions, conformément aux objectifs fixés lors des Assises.
Contexte
Les Assises maritimes s’inscrivent dans une série d’initiatives visant à renforcer la présence du Maroc sur les plans économique et sécuritaire en mer, en réponse à la volonté affichée de devenir une puissance maritime régionale.
Pourquoi c’est important
La mise en place d’un Conseil national supérieur de la mer pourrait centraliser la prise de décision, réduire les chevauchements entre ministères et améliorer la capacité du Maroc à gérer ses ressources maritimes de façon cohérente et durable.
À suivre
L’avancement législatif de la révision du Code de commerce maritime.
La création officielle du Conseil national supérieur de la mer et la nomination de ses membres.
Le lancement du dispositif de financement dédié à la modernisation de la flotte marocaine.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas les modalités exactes de fonctionnement du Conseil, ni les montants alloués au dispositif de financement, ni les échéances de mise en œuvre des recommandations.