Le protocole d’accord, signé à Casablanca, s’inscrit dans le cadre de l’Accord Céramique 2026‑2030, un document stratégique qui détaille les priorités de transformation de la filière pour les cinq prochaines années.
Parmi les axes prioritaires, la compétitivité industrielle occupe une place centrale, avec des mesures prévues pour renforcer les capacités de production et soutenir les entreprises dans leurs projets d’extension.
L’efficacité énergétique constitue le second pilier du plan, incluant des incitations à l’adoption de technologies à faible consommation et à la modernisation des installations existantes.
L’innovation est également mise en avant, avec la création d’un fonds dédié au financement de projets de recherche et développement, ainsi que le soutien à des partenariats entre universités et industriels.
La montée en gamme, définie comme le passage à des produits à plus forte valeur ajoutée, sera encouragée par des programmes de formation professionnelle et la promotion de standards de qualité reconnus à l’international.
Le « Made in Morocco » est présenté comme un levier de différenciation, le plan prévoyant des actions de communication et de certification pour renforcer la reconnaissance du label marocain sur les marchés d’exportation.
Un cadre de coordination entre l’État et les acteurs du secteur sera instauré, avec la mise en place d’un comité de suivi chargé de piloter la mise en œuvre des actions et d’évaluer les résultats chaque année.
Le ministère de l’Industrie et du Commerce a indiqué que le financement du plan proviendra d’un mix de ressources publiques, de fonds privés et de programmes d’aide à l’investissement, sans préciser les montants exacts.
Des indicateurs de performance seront définis pour mesurer les gains en productivité, la réduction de la consommation énergétique et l’augmentation du volume des exportations de céramique marocaine.
Le secteur céramique, qui représente plusieurs milliers d’emplois directs et indirects, attend de ce plan une relance de la demande intérieure et une meilleure insertion sur les marchés européens et africains.
Contexte
La filière céramique marocaine, historiquement concentrée dans les zones de Fès, Meknès et Casablanca, a connu une croissance modérée ces dernières années, mais reste confrontée à des défis de compétitivité face aux producteurs asiatiques et européens, ainsi qu’à des exigences croissantes en matière d’efficacité énergétique et de normes environnementales.
Pourquoi c’est important
En structurant la filière autour d’objectifs clairs de compétitivité, d’innovation et de durabilité, le plan 2026‑2030 vise à renforcer la capacité du Maroc à exporter des produits céramiques à plus forte valeur ajoutée, à créer des emplois qualifiés et à réd…
À suivre
L’avancement du cadre de coordination entre l’État et les industriels, notamment la composition et les premiers rapports du comité de suivi.
Le déploiement des financements dédiés à l’innovation et à la modernisation énergétique, ainsi que les premiers projets financés.
L’évolution des volumes d’exportation de céramique marocaine et la reconnaissance du label « Made in Morocco » sur les marchés cibles.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas les montants exacts alloués au financement du plan, ni les indicateurs de suivi détaillés ni le calendrier précis de mise en œuvre des actions individuelles.