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Économie

Ail marocain: des prix à 8 DH/kg face à des coûts de 15 DH/kg

Les producteurs d’ail du Maroc subissent des pertes record en raison de la chute des prix de vente, aggravée par l’importation massive depuis la Chine.

Les producteurs d’ail dénoncent l’effondrement des prix et l’incapacité à rivaliser avec la Chine
Photo contextePhoto : TelQuelSource
Rédaction LeFrontline
Rédaction LeFrontline Cellule analyse Rabat
PubliéDimanche 5 juillet 2026 à 01:47 Mis à jourMardi 21 juillet 2026 à 15:40 2 min de lecture
Lecture rapide
  • Le prix de vente de l’ail blanc à la sortie des exploitations est de 8 dirhams/kg, contre un coût de production de plus de 15 dirhams/kg.
  • Les semences d’ail ont été achetées à plus de 35 dirhams/kg à l’automne précédent, avec des coûts supplémentaires liés à la main-d’œuvre.
  • L’importation massive d’ail, notamment en provenance de Chine, a aggravé la pression sur les prix et les marges des producteurs marocains.
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Abdeladim, producteur d’ail dans la province d’Ifrane, précise que les pertes financières subies cette année sont sans précédent. Le prix de vente à la sortie des exploitations ne couvre même pas les coûts de production, qui incluent l’achat des semences à plus de 35 dirhams le kilogramme, ainsi que les frais de main-d’œuvre pour la plantation et la récolte. Selon ses estimations, chaque kilogramme vendu à 8 dirhams représente une perte nette pour les agriculteurs.

Le producteur souligne que l’arrivée massive d’ail importé, en particulier de Chine, a accentué la chute des prix. Malgré une qualité inférieure, l’ail étranger est vendu à des tarifs bien inférieurs à ceux du produit local, rendant toute concurrence impossible pour les producteurs marocains. Cette situation a conduit à une saturation du marché national pendant les périodes de récolte, aggravant les difficultés des agriculteurs.

La Fédération nationale des producteurs et vendeurs d’ail au Maroc, affiliée à l’Union générale des entreprises et des professions, a déjà alerté à plusieurs reprises sur les pertes récurrentes subies par les producteurs. Dans un communiqué, elle attribue cette situation à l’afflux d’ail importé pendant les périodes de récolte, créant une concurrence jugée déloyale. Malgré la réputation de l’ail marocain pour sa qualité, son goût et son arôme, sa commercialisation est fortement pénalisée.

Abdeladim appelle les ministères concernés à prendre des mesures urgentes pour protéger la production nationale face à la concurrence étrangère. Il estime que sans intervention, la filière pourrait disparaître, mettant en péril des milliers d’emplois dans les zones rurales. Les producteurs réclament notamment des mesures pour limiter les importations pendant les périodes de récolte nationale.

Les coûts de production élevés, combinés à des prix de vente insuffisants, rendent la situation insoutenable pour de nombreux agriculteurs. Les semences, achetées à l’automne à plus de 35 dirhams/kg, représentent déjà une charge financière importante avant même la récolte. À cela s’ajoutent les coûts de main-d’œuvre, qui alourdissent encore les pertes pour les petits et moyens producteurs.

Les producteurs marocains dénoncent une concurrence déloyale, notamment avec l’ail chinois, vendu à des prix très bas malgré une qualité inférieure. Cette situation a conduit à une baisse significative des revenus pour les agriculteurs, qui peinent à écouler leur production. La Fédération nationale des producteurs et vendeurs d’ail a engagé des démarches pour porter ces revendications auprès des autorités compétentes.

La filière de l’ail au Maroc, bien que réputée pour la qualité de ses produits, est confrontée à des défis structurels aggravés par les importations massives. Les producteurs locaux estiment que leur produit, apprécié pour son goût et son arôme, mérite une meilleure protection sur le marché national. Sans mesures adaptées, la pérennité de cette filière pourrait être menacée.

Les pertes financières subies par les producteurs d’ail reflètent une crise plus large dans le secteur agricole marocain, où la concurrence des importations à bas prix pèse sur les marges. Les agriculteurs appellent à une régulation plus stricte des importations pour préserver les filières locales. La situation actuelle met en lumière les difficultés rencontrées par les petits producteurs face à la mondialisation des échanges.

Contexte

L’ail marocain, bien que reconnu pour sa qualité et son arôme, subit depuis plusieurs années une pression concurrentielle accrue en raison des importations massives, notamment en provenance de Chine. Cette situation a conduit à une baisse des prix de vente, rendant la filière peu rentable pour de nombreux producteurs. Les coûts de production élevés, combinés à des prix de vente insuffisants, rendent la situation insoutenable pour les agriculteurs.

Pourquoi c’est important

La crise de l’ail illustre les défis auxquels sont confrontés les petits producteurs marocains face à la concurrence étrangère. Sans mesures de protection adaptées, la filière pourrait disparaître, mettant en péril des milliers d’emplois dans les zones rurale…

À suivre

Les mesures que les ministères concernés pourraient mettre en place pour protéger la production nationale d’ail.

L’évolution des prix de l’ail sur le marché national et les éventuelles régulations sur les importations.

Les réactions des autorités face aux revendications des producteurs et vendeurs d’ail au Maroc.

Ce que les sources ne disent pas encore

Les sources ne précisent pas les volumes exacts d’ail importé ni les parts de marché respectives entre l’ail marocain et l’ail chinois. De plus, les mesures spécifiques envisagées par les ministères ne sont pas détaillées. Enfin, les pertes financières globales pour la filière ne sont pas chiffrées dans les sources disponibles.

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