Le relevé effectué ce matin dans plusieurs souks et supermarchés de Casablanca montre que la race Timahdite, dite « Berguia », se vend à environ 73 DH le kilo, tandis que la race Sardi affiche des tarifs compris entre 75 DH et 80 DH le kilo, selon le poids et la taille de l’animal, reflétant une différenciation de prix liée aux caractéristiques génétiques.
Dans les marchés traditionnels, les acheteurs qui négocient directement avec les éleveurs peuvent voir le prix d’un mouton entier atteindre entre 10 000 DH et 12 000 DH, une fourchette qui dépend notamment de la taille de l’animal et du degré de marchandage pratiqué sur place.
Les grandes surfaces de la capitale, en revanche, proposent des moutons à partir de 85 DH le kilo, ce qui correspond à un coût total généralement plus élevé que le prix du kilo en souk, mais qui offre une transparence tarifaire et une garantie de qualité perçue par certains consommateurs.
Le 14 mai 2026, le ministère de l’Agriculture a communiqué une offre nationale de 8 à 9 millions de têtes d’ovins et de caprins, supérieure à la demande estimée entre 6 et 7 millions, résultat d’un programme royal de reconstitution du cheptel, d’une amélioration des conditions climatiques et des naissances automnales et printanières.
Lors de la séance des questions orales du 18 mai à la Chambre des représentants, le ministre Ahmed El Bouari a indiqué que les prix des moutons pouvaient commencer à 2 000 DH et atteindre 5 000 DH, tout en rassurant les consommateurs sur une « baisse des prix à l’approche de l’Aïd », sans préciser de calendrier précis.
Ces informations soulignent que, malgré une offre nationale abondante, les prix restent très variables selon le point de vente et la race, et que les ménages devront ajuster leurs achats en fonction de leurs moyens et de leurs préférences, tout en restant attentifs aux éventuelles évolutions tarifaires annoncées par le ministère.
Contexte
L’Aïd al‑Adha, fête religieuse majeure au Maroc, implique traditionnellement l’achat d’un mouton pour le sacrifice, ce qui place les prix de la viande ovine au centre des préoccupations économiques des foyers.
Pourquoi c’est important
Comprendre la répartition des prix entre souks et grandes surfaces permet aux consommateurs de mieux planifier leurs dépenses et d’évaluer l’impact de la politique d’offre nationale sur le pouvoir d’achat à l’approche de la fête.
À suivre
Évolution des prix annoncée par le ministère dans les semaines précédant l’Aïd.
Réactions des commerçants de souk face à la concurrence des grandes surfaces.
Disponibilité des races locales comme la Timahdite et le Sardi pendant la période de forte demande.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas les prix exacts pratiqués après le 18 mai, ni les volumes de vente réels par type de point de vente, ni les éventuelles variations régionales au sein de Casablanca.