Fatim-Zahra Ammor a rappelé que les prix des services touristiques au Maroc sont encadrés par la législation relative à la liberté des prix et de la concurrence. Selon elle, la hausse saisonnière des tarifs s’explique par une demande accrue, notamment pendant les périodes estivales et les vacances, où l’offre disponible devient insuffisante pour répondre à l’afflux de touristes.
La ministre a cité une étude réalisée par le ministère du Tourisme pour le mois de juillet, qui révèle les écarts de prix entre le Maroc et d’autres destinations prisées par les touristes marocains. Pour les établissements classés trois étoiles, le prix moyen d’une nuitée au Maroc s’élève à 500 dirhams, contre 750 dirhams dans d’autres destinations.
Pour les hôtels quatre étoiles, le tarif moyen atteint 1 000 dirhams au Maroc, contre 1 500 dirhams ailleurs. Enfin, pour les établissements cinq étoiles, le prix moyen est de 2 100 dirhams au Maroc, contre 3 100 dirhams dans d’autres pays. Ces chiffres illustrent une différence notable en faveur du Maroc.
Fatim-Zahra Ammor a insisté sur le fait que la problématique ne réside pas tant dans le niveau des prix que dans l’insuffisance de l’offre touristique. Elle a ajouté que le développement et la diversification de cette offre constituent l’un des axes majeurs de la feuille de route du secteur pour favoriser un meilleur équilibre du marché.
Concernant la répartition des investissements, la ministre a rappelé que la feuille de route du tourisme couvre l’ensemble des régions du Royaume. Elle a précisé que le programme « Go Siyaha » a accompagné 1 792 projets répartis sur tout le territoire national, avec une concentration notable dans certaines régions.
La région Marrakech-Safi bénéficie de 422 projets, tandis que la région Casablanca-Settat en compte 284. La région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma en compte 119, et d’autres régions comme Guelmim-Oued Noun et Dakhla-Oued Eddahab sont également concernées par ces projets.
La ministre a également souligné que ces projets visent à renforcer l’offre touristique et à répondre à la demande croissante, notamment pendant les périodes de forte affluence. Elle a rappelé que la feuille de route du tourisme s’étend à l’ensemble des régions du Maroc, sans exclure aucune zone géographique.
Fatim-Zahra Ammor a conclu que l’objectif est d’atteindre un équilibre sur le marché touristique, en développant une offre diversifiée et en répondant aux besoins des touristes. Elle a réaffirmé que la hausse des prix saisonnière est un phénomène normal, lié à la dynamique de l’offre et de la demande.
Elle a également mentionné que les tarifs moyens pratiqués au Maroc restent compétitifs par rapport à d’autres destinations, ce qui constitue un atout pour attirer les touristes. Cependant, elle a rappelé que l’enjeu principal reste l’augmentation de l’offre pour stabiliser les prix à long terme.
Contexte
Le secteur du tourisme au Maroc est marqué par une saisonnalité prononcée, avec des pics de demande pendant les périodes estivales et les vacances scolaires. Cette dynamique entraîne une hausse des prix, notamment pour l’hébergement, en raison d’une offre limitée. Le gouvernement a mis en place des programmes comme « Go Siyaha » pour accompagner le développement de projets touristiques dans l’ensemble du pays, avec un accent particulier sur certaines régions.
Pourquoi c’est important
Les déclarations de la ministre mettent en lumière les mécanismes de fixation des prix dans le secteur touristique marocain et soulignent l’importance de l’offre pour stabiliser les tarifs. Elles rappellent aussi que, malgré des prix compétitifs, le Maroc doi…
À suivre
L’évolution des prix de l’hébergement touristique pendant la saison estivale 2026, en fonction de l’offre disponible.
La mise en œuvre des projets accompagnés par le programme « Go Siyaha » et leur impact sur l’offre touristique dans les régions concernées.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas les détails des projets accompagnés par « Go Siyaha » ni leur calendrier de mise en œuvre. De plus, elles ne fournissent pas d’informations sur les mécanismes concrets de régulation des prix ou sur les éventuelles mesures pour limiter les hausses saisonnières.