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Projet Kafaat Oualidine : 11 185 élèves accompagnés, 73 associations de parents mobilisées dans trois régions

Le programme financé par l'Union européenne s'achève après trois ans de déploiement à Casablanca-Settat, Fès-Meknès et Marrakech-Safi avec un budget de 1,052 million d'euros.

Éducation : les parents d’élèves au cœur de la lutte contre le décrochage scolaire
Photo de contexte publiée par LesEco.ma.Source
Rédaction LeFrontline
Rédaction LeFrontline Cellule analyse Rabat
PubliéMercredi 21 octobre 2026 à 20:17 3 min de lecture 2 références
Dans cet article
Les points clés
  • 11 185 élèves bénéficiaires dans 37 établissements scolaires à Casablanca-Settat, Fès-Meknès et Marrakech-Safi.
  • 73 associations de parents d'élèves (AMPTE) mobilisées et renforcées comme partenaires de l'école.
  • Budget total de 1,052 million d'euros cofinancé par l'Union européenne via le PIAFE.

Le projet « Kafaat Oualidine » a présenté mardi 20 octobre à Rabat son bilan final après trois années de déploiement dans les régions de Casablanca-Settat, Fès-Meknès et Marrakech-Safi. Porté par l'ONG Coopération pour le développement des pays émergents (COSPE) et cofinancé par l'Union européenne dans le cadre du Programme intégré d'appui à la formation et à l'éducation (PIAFE), le programme a mobilisé 73 associations de mères, pères et tuteurs d'élèves (AMPTE) et 37 établissements scolaires au profit de 11 185 élèves bénéficiaires, pour un budget global de 1,052 million d'euros.

La rencontre de clôture, organisée sous le thème « Ensemble pour une éducation et une formation de qualité », a permis de restituer les résultats d'une initiative qui postule que la lutte contre le décrochage scolaire ne se joue pas uniquement dans les salles de classe. Elle dépend également de la capacité des établissements à mobiliser les familles, à identifier les difficultés rencontrées par les élèves et à construire, avec les acteurs locaux, des réponses adaptées.

L'une des principales orientations du projet a consisté à renforcer le rôle des associations de parents pour en faire de véritables partenaires de l'école. Le programme a travaillé sur le renforcement des capacités des familles et leur participation à la vie scolaire pour favoriser une éducation plus inclusive et prévenir le décrochage, selon une logique de co-éducation entre l'établissement et le cadre familial.

Le déploiement s'est étalé de septembre 2023 à octobre 2026 sur trois régions du royaume. L'approche a ciblé simultanément le renforcement des compétences des acteurs associatifs, l'amélioration du dialogue école-familles et la mise en place de mécanismes de suivi des élèves en risque de rupture scolaire, dans une logique de prévention plutôt que de remédiation tardive.

Le budget de 1,052 million d'euros, cofinancé par l'Union européenne, a permis de financer les activités de formation, d'accompagnement technique des associations et de coordination avec les établissements scolaires. Le cadre du PIAFE, programme intégré d'appui à la formation et à l'éducation, a servi de véhicule financier et institutionnel à cette coopération entre une ONG internationale, des acteurs associatifs locaux et le système éducatif public.

Parallèlement, le programme gouvernemental 2026-2031 affiche une approche intégrée du soutien social pour limiter les inégalités scolaires, notamment en milieu rural. L'exécutif annonce vouloir généraliser le soutien social à la scolarisation en articulant transport, restauration et hébergement scolaires, pensés ensemble en fonction des besoins réels, des spécificités territoriales et des risques de décrochage.

Le chiffre le plus marquant de ce programme gouvernemental concerne le transport scolaire en milieu rural : le nombre d'élèves bénéficiaires doit passer d'environ 426 000 à près de 730 000, soit une hausse d'environ 70 %. La priorité est donnée aux zones confrontées à des difficultés liées à l'éloignement géographique, avec un engagement sur l'amélioration de la qualité du service.

L'amélioration de l'hébergement et de la restauration scolaire doit notamment bénéficier à environ 58 000 élèves des structures Dar Talib et Dar Taliba. Le gouvernement s'engage sur des normes « garantissant la dignité des enfants » et une alimentation « saine, équilibrée et adaptée à leurs besoins », sans que le contenu précis de ces normes ne soit détaillé dans les annonces officielles.

Les deux approches — projet associatif ciblé sur le renforcement du partenariat école-familles d'un côté, programme gouvernemental d'ampleur nationale sur le soutien social logistique de l'autre — répondent à des leviers différents de la prévention du décrochage. La première agit sur la gouvernance de proximité et l'implication parentale, la seconde sur les conditions matérielles d'accès et de maintien à l'école, particulièrement en zone rurale.

Les sources disponibles ne précisent pas les indicateurs d'impact mesurés pour évaluer l'efficacité du projet Kafaat Oualidine sur les taux de décrochage effectifs dans les 37 établissements concernés. Elles ne détaillent pas non plus les modalités de pérennisation des associations renforcées après la fin du financement européen, ni l'articulation concrète entre cette initiative associative et le déploiement national du soutien social annoncé pour 2026-2031.

Contexte

Le décrochage scolaire reste un défi structurel au Maroc, où les inégalités territoriales et sociales se superposent. Les initiatives associatives comme Kafaat Oualidine interviennent en complément des politiques publiques, sur le levier spécifique de la gouvernance éducative de proximité et de la co-éducation, tandis que le programme gouvernemental 2026-2031 mise sur l'élimination des obstacles matériels — transport, hébergement, restauration — qui pèsent disproportionnellement sur les familles rurales et vulnérables.

Pourquoi c’est important

L'articulation entre le renforcement du pouvoir d'agir des associations de parents et l'expansion massive du soutien social logistique dessine une réponse à deux vitesses au décrochage : l'une par l'ingénierie de proximité et la participation, l'autre par l'i…

À suivre

Publication des indicateurs d'impact du projet Kafaat Oualidine sur les taux de maintien scolaire dans les 37 établissements pilotes.

Modalités de pérennisation des 73 associations de parents renforcées après la fin du cofinancement européen en octobre 2026.

Calendrier et territorialisation effective de la hausse de 70 % du transport scolaire rural annoncée dans le programme gouvernemental 2026-2031.

Ce que les sources ne disent pas encore

Les sources ne fournissent pas les taux de décrochage avant/après dans les établissements concernés, ni les critères de sélection des 37 écoles et 73 associations. Le contenu précis des normes « dignité » pour l'hébergement et la restauration (Dar Talib/Taliba) n'est pas détaillé. L'articulation institutionnelle entre le projet COSPE/UE et le programme gouvernemental 2026-2031 n'est pas documentée.

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  1. Sujet Education 15 sources · 179 articles

Ce que rapportent les sources

  • 11 185 élèves bénéficiaires dans 37 établissements scolaires à Casablanca-Settat, Fès-Meknès et Marrakech-Safi.

    Attribué · 2 sources
  • 73 associations de parents d'élèves (AMPTE) mobilisées et renforcées comme partenaires de l'école.

    Attribué · 2 sources
  • Budget total de 1,052 million d'euros cofinancé par l'Union européenne via le PIAFE.

    Attribué · 2 sources

Chronologie

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