Le Maroc se classe au 47e rang mondial sur 122 pays évalués dans l’Indice mondial de la faim 2026, avec un score de 9 points, selon le rapport publié conjointement par Concern Worldwide, Welthungerhilfe et l’Institut de droit international de la paix et des conflits armés. Ce score le place dans la catégorie des pays où le niveau de faim est considéré comme faible, malgré des défis nutritionnels persistants. Le classement couvre 122 pays pour lesquels des données suffisantes permettent un calcul comparable du score.
Le royaume figure ainsi au huitième rang parmi les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, selon la même source. Cette position régionale reflète une performance relative dans une zone géographique où les niveaux de sécurité alimentaire varient considérablement. L’indice ne distingue pas les sous-régions mais classe tous les pays éligibles sur une même échelle mondiale.
Avec un score de 9 points, le Maroc enregistre une légère hausse par rapport à son résultat de 2018, où il avait obtenu 8,2 points. Cette évolution marque un léger recul après plusieurs années d’amélioration continue. Le rapport précise que plus le score est faible, meilleure est la situation en matière de faim.
À plus long terme, le score marocain a connu une amélioration significative : il était d’environ 15,7 points en 2000 et de 16,4 points en 2006, avant de descendre à 9,4 points en 2012 puis à 8,2 points en 2018. Cette tendance montre une progression globale malgré la récente légère dégradation.
L’Indice mondial de la faim combine quatre indicateurs principaux : la sous-alimentation de la population, le retard de croissance et l’émaciation chez les enfants de moins de cinq ans, ainsi que la mortalité infantile dans cette même tranche d’âge. Ces données permettent de mesurer différentes dimensions de l’insécurité alimentaire et de ses conséquences sur la santé.
Le retard de croissance reflète les effets d’une malnutrition prolongée sur le développement physique des enfants, tandis que l’émaciation indique un poids insuffisant par rapport à la taille, signe d’une perte de masse musculaire et graisseuse aiguë. La mortalité infantile, quant à elle, intègre un indicateur de santé plus large lié aux conditions de vie et d’accès aux soins.
Plusieurs pays développés, dont ceux d’Europe occidentale, les États-Unis, le Canada, le Japon et l’Australie, ne figurent pas dans le classement de l’édition 2026. Cette absence s’explique par le manque de données suffisamment comparables pour ces nations, souvent en raison de niveaux de faim très faibles ou de méthodologies de mesure différentes.
Le rapport souligne que l’édition 2026 porte sur 122 pays pour lesquels les données disponibles permettent un score comparable. Cette limite méthodologique signifie que le classement ne prétend pas à une exhaustivité mondiale mais à une comparaison entre les nations où la mesure est jugée fiable et standardisée.
Le score obtenu va de pair avec une lecture précise : plus il est faible, plus la situation est favorable. Avec 9 points, le Maroc reste donc dans la catégorie des pays à faible niveau de faim, mais la légère hausse par rapport à 2018 appelle à un suivi attentif des tendances nationales en matière de sécurité alimentaire et de nutrition infantile.
Contexte
L’Indice mondial de la faim est un outil annuel conçu pour suivre les tendances de la faim à l’échelle mondiale et encourager les actions visant à la réduire. Il est élaboré par des organisations humanitaires et académiques engagées dans la lutte contre l’insécurité alimentaire.
Pourquoi c’est important
Ce classement fournit un repère objectif pour évaluer les progrès du Maroc en matière de sécurité alimentaire sur le long terme, tout en mettant en lumière les fragilités persistantes malgré une amélioration globale depuis deux décennies.
À suivre
Suivre l’évolution des quatre sous-indicateurs (sous-alimentation, retard de croissance, émaciation, mortalité infantile) dans les prochains rapports nationaux.
Observer si la légère hausse du score entre 2018 et 2026 se confirme dans les éditions futures de l’indice.
Vérifier la disponibilité de données marocaines plus détaillées sur la répartition territoriale et sociale de l’insécurité alimentaire.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne fournissent pas la répartition exacte du score de 9 points entre les quatre sous-indicateurs, ni les valeurs précises pour chaque composante (pourcentage de population sous-alimentée, taux de retard de croissance, etc.). Elles ne permettent pas non plus de déterminer les facteurs spécifiques derrière la légère hausse du score entre 2018 et 2026.