Le déficit budgétaire du Maroc s’est établi à 33,3 milliards de dirhams (MMDH) à fin septembre 2026, selon le dernier bulletin mensuel de statistiques des finances publiques publié par la Trésorerie générale du Royaume (TGR). Ce chiffre représente une amélioration par rapport au déficit de 50,6 MMDH enregistré à la même période en 2025. La TGR précise que ce résultat intègre un solde positif de 23,4 MMDH provenant des comptes spéciaux du Trésor (CST) et des services de l’État gérés de manière autonome (SEGMA).
Les recettes ordinaires du Trésor ont atteint 337 MMDH à fin septembre 2026, contre 310,7 MMDH un an auparavant, soit une hausse de 8,5% sur un an. Cette augmentation s’explique principalement par la hausse des impôts directs de 13,8%, des droits de douane de 10,9%, des impôts indirects de 10,2% et des droits d’enregistrement et de timbre de 11,8%. En revanche, les recettes non fiscales ont connu une baisse de 15,3% sur la même période.
Les dépenses émises au titre du budget général ont atteint 431,6 MMDH à fin septembre 2026, en hausse de 9% par rapport à leur niveau à fin septembre 2025. Cette évolution résulte de l’augmentation de 11,7% des dépenses de fonctionnement, de 8,3% des dépenses d’investissement et de 1% des charges de la dette budgétisée, selon la TGR.
La hausse de 1% des charges de la dette budgétisée s’explique par une augmentation de 1,2% des remboursements du principal (amortissements) à 37,9 MMDH et de 0,8% des intérêts de la dette à 37,5 MMDH. L’accroissement des remboursements du principal provient notamment de la hausse des amortissements de la dette extérieure de 7,2 MMDH, partiellement compensée par la baisse des amortissements de la dette intérieure de 6,8 MMDH.
À fin septembre 2026, les engagements de dépenses, y compris celles non soumises au visa préalable d’engagement, se sont élevés à 656,6 MMDH, selon les données de la TGR. Ce chiffre reflète l’ampleur des obligations financières de l’État au-delà des seules dépenses budgétisées exécutées.
La Trésorerie générale du Royaume souligne dans son bulletin que l’amélioration du solde budgétaire résulte de la combinaison de la hausse des recettes ordinaires et de la contribution positive des comptes spéciaux du Trésor et des SEGMA. Aucune précision n’est fournie sur les prévisions pour le reste de l’année 2026 ou sur les facteurs structurels derrière ces évolutions.
Les sources ne permettent pas de déterminer si cette tendance se poursuivra jusqu’à la fin de l’année budgétaire, ni d’identifier les mesures spécifiques ayant entraîné la baisse des recettes non fiscales ou l’évolution différenciée de la dette intérieure et extérieure. Aucune projection officielle sur le déficit annuel prévisionnel n’est disponible dans les textes fournis.
Contexte
Le bulletin mensuel de statistiques des finances publiques (BMSFP) de la Trésorerie générale du Royaume est publié régulièrement et constitue une source officielle de référence pour suivre l’évolution des finances publiques au Maroc. Il agrège les données des recettes, des dépenses et de la dette de l’État.
Pourquoi c’est important
Cette réduction du déficit budgétaire à fin septembre indique une amélioration de la trajectoire des finances publiques marocaines par rapport à l’année précédente, ce qui peut influencer la perception des risques souverains et la capacité de l’État à souteni…
À suivre
L’évolution du déficit budgétaire d’ici à la fin de l’année 2026.
La part des recettes fiscales dans le total des recettes ordinaires sur l’ensemble de l’exercice.
L’impact de l’évolution de la dette intérieure et extérieure sur les charges de la dette budgétisée.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne fournissent pas d’informations sur les prévisions officielles du déficit pour l’ensemble de l’année 2026, ni sur les mesures spécifiques ayant entraîné la baisse des recettes non fiscales. Elles ne permettent pas non plus de déterminer si l’amélioration observée à fin septembre est structurelle ou conjoncturelle.