L'analyse des chiffres de la Trésorerie générale du Royaume (TGR) révèle que le déficit budgétaire s'est établi à 20,2 MMDH à la fin du premier semestre 2026. Ce résultat témoigne d'une évolution par rapport à la situation de l'année précédente, où le déficit s'élevait à 24,9 MMDH pour la même période. Cette réduction du solde négatif constitue l'élément central du rapport trimestriel sur l'exécution de la Loi de finances pour l'année en cours.
Le niveau de ce déficit provient de l'écart entre les ressources ordinaires et les charges de l'État. Les ressources ordinaires, excluant les recettes d'emprunts, ont atteint 357,8 MMDH. En parallèle, les charges, hors amortissements de la dette, se sont élevées à 377,9 MMDH. La différence entre ces deux composantes structurelles explique le montant du déficit constaté à l'issue du deuxième trimestre 2026.
En intégrant les flux liés à la dette, la situation comptable présente un excédent de 5 MMDH. Ce solde positif est le résultat de l'addition des recettes d'emprunts, qui s'élèvent à 60,4 MMDH, et de la déduction des amortissements de la dette, qui s'établissent à 35,2 MMDH. Ce calcul global offre une vision différente du solde budgétaire strictement lié aux opérations ordinaires.
Concernant les ressources globales de l'État, le montant total atteint 418,2 MMDH à la fin du premier semestre. Ce chiffre correspond à un taux de réalisation de 58,7% par rapport aux prévisions inscrites dans la Loi de finances 2026. La structure de ces recettes repose majoritairement sur les recettes ordinaires, qui représentent 54,9% du total des ressources perçues.
La répartition des ressources montre également une part de 30,3% pour les recettes des comptes spéciaux du Trésor (CST). Les emprunts à moyen et long termes constituent 14,4% des recettes totales, tandis que les recettes des services de l'État gérés de manière autonome (SEGMA) ne représentent que 0,4% de l'ensemble des ressources collectées.
Du côté des dépenses, les charges totales de l'État se sont élevées à 413,2 MMDH, soit un taux d'exécution de 54,3% des prévisions de la Loi de finances. Les dépenses ordinaires du budget général constituent la part la plus importante avec 51,7% des dépenses totales. Les émissions des CST représentent 24,6% des charges, suivies des dépenses d'investissement qui s'élèvent à 15,1%. Les amortissements de la dette complètent ce tableau avec 8,5%.
Il est important de noter que les ressources de l'État ont été influencées par des éléments de l'exercice précédent. À fin décembre 2025, les arriérés de remboursement de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) s'élevaient à 33,5 MMDH, tandis que les demandes de restitution de l'impôt sur les sociétés (IS) atteignaient 2 MMDH. Ces données de clôture de l'année précédente constituent un point de référence pour l'exécution budgétaire actuelle.
Contexte
L'exécution budgétaire s'inscrit dans le cadre de la Loi de finances 2026, dont les taux de réalisation des ressources et des charges se situent autour de 55% à 58% à la mi-année.
Pourquoi c’est important
La réduction du déficit budgétaire de 4,7 MMDH entre juin 2025 et juin 2026 indique une gestion des flux de ressources et de charges différente de l'exercice précédent.
À suivre
L'évolution du taux de réalisation des recettes ordinaires sur le second semestre.
Le niveau des amortissements de la dette par rapport aux prévisions budgétaires.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas le détail des dépenses d'investissement par secteur ni l'évolution prévue pour le second semestre.