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Société

L'Ordre des médecins dentistes met en garde contre des formations non reconnues au Maroc

L'Ordre national des médecins dentistes alerte sur la prolifération de formations intitulées 'hygiéniste' et 'denturologue' dont le statut juridique et la valeur professionnelle restent incertains.

Formations dentaires : l’Ordre des Médecins dentistes appelle à la vigilance
Photo contextePhoto de contexte publiée par LeBrief.Photo : LeBriefSource
Rédaction LeFrontline
Rédaction LeFrontline Cellule analyse Rabat
PubliéJeudi 24 septembre 2026 à 05:01 2 min de lecture
Lecture rapide
  • L'Ordre national des médecins dentistes alerte sur des formations intitulées 'hygiéniste' et 'denturologue' au Maroc.
  • Ces formations ne confèrent pas automatiquement le droit d'exercer une profession de santé réglementée.
  • L'Ordre cite un établissement privé à Casablanca qui continuerait à promouvoir ces formations malgré une décision administrative antérieure de fermeture.

L'Ordre national des médecins dentistes a émis une mise en garde publique concernant la multiplication au Maroc de formations présentées sous les appellations 'hygiéniste' et 'denturologue'. Cette alerte s'adresse spécifiquement aux étudiants, à leurs familles et aux prothésistes dentaires, les invitant à vérifier le statut juridique de ces parcours avant toute inscription ou paiement de frais. L'organisation professionnelle insiste sur la nécessité de distinguer entre une simple attestation de formation et une qualification reconnue permettant l'exercice légal d'une profession de santé.

Selon l'Ordre, un diplôme, une attestation ou un certificat délivré par un établissement de formation ne confère pas, à lui seul, le droit d'exercer une profession de santé réglementée au Maroc. Cette précision vise à prévenir les risques liés à une confusion entre des formations non reconnues et les diplômes d'État requis pour exercer légalement en tant que professionnel de la santé bucco-dentaire. L'Ordre rappelle que seules les qualifications officiellement homologuées permettent une inscription au tableau de l'Ordre et une pratique légale.

L'Ordre cite un exemple concret : un établissement privé de formation professionnelle à Casablanca qui continuerait à promouvoir des formations en hygiéniste et denturologue malgré une décision administrative antérieure ayant ordonné sa fermeture et le retrait de son autorisation ou de son statut juridique. Cette situation illustre, selon l'Ordre, la persistance de certaines structures à offrir des parcours dont la légalité est contestée par les autorités compétentes.

À Sidi Slimane, l'Ordre évoque également des formations proposées par une structure se présentant comme une 'académie' et commercialisant des 'formations qualifiantes' dans les mêmes domaines. Bien que moins détaillée que l'information concernant Casablanca, cette mention confirme que le phénomène n'est pas isolé à une seule ville et relève d'une tendance observée dans plusieurs régions du royaume.

Au-delà de la terminologie utilisée par les établissements de formation, l'Ordre souligne que cette question touche à des enjeux fondamentaux : la protection des patients, la sécurité de l'exercice professionnel et la préservation de la valeur des qualifications délivrées dans le secteur de la santé. Selon l'organisation, permettre l'exercice sur la base de titres non reconnus pourrait compromettre la qualité des soins et exposer le public à des risques évitables.

Les sources disponibles ne permettent pas de confirmer le nombre exact d'établissements concernés, ni les modalités précises des décisions administratives prises à l'encontre de l'établissement de Casablanca. De même, aucune information n'est fournie sur le contenu pédagogique exact de ces formations, leur durée, leurs frais ou le nombre d'étudiants potentiellement concernés. L'article se limite donc à relayer l'alerte de l'Ordre sans pouvoir vérifier indépendamment l'étendue du phénomène.

Contexte

L'exercice des professions de santé au Maroc est soumis à une réglementation stricte visant à garantir la compétence des praticiens et la sécurité des patients. Les diplômes permettant l'exercice doivent être délivrés par des institutions reconnues par l'État et inscrits au répertoire national des certifications professionnelles. Toute formation ne menant pas à une telle reconnaissance ne permet pas une inscription légale auprès des ordres professionnels concernés.

Pourquoi c’est important

Cette alerte de l'Ordre des médecins dentistes met en lumière un risque réel de tromperie envers des étudiants investissant du temps et de l'argent dans des formations qui ne leur ouvriraient pas légalement les portes de la profession. Au-delà du préjudice in…

À suivre

Une éventuelle réaction des autorités de tutelle (ministère de la Santé, ministère de l'Enseignement supérieur) concernant les établissements cités.

Des vérifications indépendantes sur le statut juridique réel des formations en hygiéniste et denturologue proposées au Maroc.

Une clarification de l'Ordre sur les démarches entreprises auprès des établissements concernés ou des pouvoirs publics.

Ce que les sources ne disent pas encore

Les sources ne permettent pas de confirmer indépendamment l'existence ou la portée des formations citées, ni de vérifier les décisions administratives mentionnées concernant l'établissement de Casablanca. Aucun chiffre sur le nombre d'étudiants concernés, aucun détail sur le contenu des formations, et aucune réaction des établissements visés ne sont disponibles dans les textes fournis.

Sources et documents consultés 2 références Notre méthode éditoriale

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