Les sociétés cotées à la Bourse de Casablanca ont enregistré une hausse de 10,3% de leurs revenus au premier semestre 2026, à 194,78 milliards de dirhams, selon Attijari Global Research (AGR). Cette progression, la plus élevée depuis le premier semestre 2022, est largement portée par les performances du secteur minier, dont le chiffre d’affaires a bondi de 145%. Hors mines, la croissance des revenus se limite à 6,1%.
Les revenus agrégés ont atteint 194,78 milliards de dirhams (MMDH) à fin juin 2026, contre 176,56 MMDH à fin juin 2025, indique AGR dans son récent « Research Report – Equity ». En retraitant la performance « historique » des minières (+145%), la progression du chiffre d’affaires ressort à seulement +6,1%, note la même source.
Le résultat d’exploitation (REX) récurrent du marché Actions s’est établi à 51,6 MMDH au S1-2026, marquant une hausse de 17,7% en glissement annuel. Pour sa part, la marge opérationnelle a évolué de 24,8% au S1-25 à 26,5% au S1-2026, en amélioration de 1,7 point. Ce gain de profitabilité provient principalement de la contribution positive du secteur minier, dont les niveaux de marge ont plus que doublé, passant de 20,8% à 42,3% sur la même période.
La croissance bénéficiaire récurrente, retraitée des recettes exceptionnelles de Maroc Telecom dans le cadre de l’accord avec Wana Corporate, s’est élevée à +20,8% au S1-2026 après +14,1% au S1-25. Selon les experts d’AGR, cette croissance est à relativiser compte tenu des superprofits des sociétés minières. Hors ce secteur, les bénéfices récurrents de la cote affichent une nette décélération à +6% contre +14% au S1-25.
Au terme du premier semestre 2026, 51 sociétés cotées, représentant 86% de la capitalisation boursière, affichent une hausse de leurs profits, tandis que 25 émetteurs accusent une baisse de leurs bénéfices semestriels. Cette répartition montre une concentration des gains dans une partie du marché, liée notamment à la forte performance du secteur minier.
Les données publiées par AGR proviennent d’un rapport interne intitulé « Research Report – Equity ». Aucune autre source indépendante n’est citée dans les textes fournis pour confirmer ces chiffres. Les deux articles disponibles (LesEco.ma et La Vie Éco) reprennent les mêmes déclarations d’AGR sans apport de vérification externe.
Les sources ne précisent pas la liste exacte des 51 sociétés en hausse ni des 25 en baisse, ni leurs secteurs d’activité respectifs. Elles ne détaillent pas non plus la répartition géographique des activités des sociétés minières contribuant à la hausse des marges, ni les éléments spécifiques de l’accord entre Maroc Telecom et Wana Corporate ayant entraîné des recettes exceptionnelles retirées du calcul du bénéfice récurrent.
Contexte
La Bourse de Casablanca regroupe des sociétés provenant de divers secteurs de l’économie marocaine, notamment les mines, la banque, les télécommunications et l’industrie. Ses performances sont souvent analysées comme un indicateur de la santé des grandes entreprises cotées au Maroc.
Pourquoi c’est important
Cette évolution souligne la dépendance actuelle de la croissance boursière marocaine à quelques secteurs porteurs, notamment les mines, tandis que le reste de l’économie cotée montre une dynamique plus modérée. Elle interroge sur la répartition des gains de p…
À suivre
Suivre l’évolution des revenus hors secteur minier lors des prochains publications semestrielles pour évaluer la durabilité de la croissance globale.
Observer si la concentration des bénéfices dans un nombre restreint de sociétés évolue vers une répartition plus large du marché.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne permettent pas d’identifier les sociétés spécifiques en hausse ou en baisse, ni de confirmer indépendamment les chiffres avancés par AGR. Elles ne détaillent pas les facteurs microéconomiques ou sectoriels précis derrière la performance des minières, ni ne fournissent de données sur les flux de capitaux ou les valorisations boursières associées à cette croissance.