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Économie

Les créances en souffrance du secteur bancaire marocain augmentent de 3,1% en juillet 2026

Bank Al-Maghrib publie ses données mensuelles montrant une hausse des créances en souffrance, tandis que leur ratio reste stable à 8,1% de l’encours total du crédit bancaire.

Crédit bancaire : les créances en souffrance progressent de 3,1% en juillet
Photo contextePhoto de contexte publiée par Infomédiaire.Photo : InfomédiaireSource
Rédaction LeFrontline
Rédaction LeFrontline Cellule analyse Rabat
PubliéMercredi 23 septembre 2026 à 12:17 2 min de lecture
Lecture rapide
  • Les créances en souffrance ont augmenté de 3,1% en juillet 2026 selon Bank Al-Maghrib.
  • Le ratio des créances en souffrance reste stable à 8,1% de l’encours global du crédit bancaire.
  • Pour les entreprises privées, la hausse est de 1,6%, portant leur ratio à 12,1%.

Les créances en souffrance du système bancaire ont enregistré une hausse de 3,1% en juillet 2026, selon les dernières données publiées par Bank Al-Maghrib (BAM). Leur poids dans l’encours global du crédit bancaire est toutefois resté inchangé, à 8,1%. Cette évolution provient directement du rapport sur la politique monétaire publié à l’issue de la troisième réunion trimestrielle du Conseil de BAM au titre de 2026.

Bank Al-Maghrib précise que les créances en souffrance des entreprises privées ont progressé de 1,6% en juillet 2026, portant leur ratio à 12,1% de l’encours des crédits qui leur sont accordés. Cette donnée est issue du même rapport de politique monétaire de la Banque centrale.

Du côté des ménages, la hausse des créances en souffrance atteint 6% en juillet 2026, pour un ratio de 10,9% de l’encours du crédit qui leur est destiné. Cette évolution est également attestée par BAM dans son rapport trimestriel sur la politique monétaire.

Parallèlement, le financement du secteur non financier par les établissements autres que les banques a poursuivi sa progression. Au deuxième trimestre 2026, les prêts distribués par ces acteurs ont augmenté de 13,8%, selon les données de Bank Al-Maghrib.

Cette dynamique de financement non bancaire a notamment été alimentée par une croissance de 13,1% des crédits accordés par les sociétés de financement et de 11,8% des concours des banques offshore, toujours selon les mêmes données de BAM publiées dans son rapport de politique monétaire.

Les prêts octroyés par les associations de microcrédit ont, pour leur part, augmenté de 1,8% au deuxième trimestre 2026, un chiffre également rapporté par Bank Al-Maghrib dans son analyse du financement du secteur non financier par les établissements autres que les banques.

Bank Al-Maghrib relève également un net ralentissement de la croissance des placements liquides. Après une progression de 6,6% au deuxième trimestre, leur rythme d’accroissement est revenu à 2% en juillet 2026, selon les mêmes données de la Banque centrale.

Dans le détail, la progression des titres d’OPCVM obligataires a ralenti de 9,3% à 1,3%, celle des bons du Trésor est passée de 3,9% à 1,9%, et les placements dans les OPCVM actions et diversifiés ont marqué le pas avec une hausse limitée à 0,4%, contre 6,1% auparavant, toujours selon les données de Bank Al-Maghrib publiées dans son rapport trimestriel.

Contexte

Ces données s’inscrivent dans le suivi régulier de la politique monétaire mené par Bank Al-Maghrib, qui publie chaque trimestre un rapport détaillé sur l’état du crédit et des liquidités dans l’économie marocaine, permettant d’analyser les tendances du secteur bancaire et financier.

Pourquoi c’est important

La stabilité du ratio global des créances en souffrance à 8,1%, malgré leur hausse en valeur absolue, suggère que l’augmentation du crédit bancaire suit un rythme comparable à celui des créances en souffrance, ce qui peut indiquer une dynamique de crédit maît…

À suivre

L’évolution des créances en souffrance des entreprises privées et des ménages aux prochains trimestres.

La poursuite du ralentissement de la croissance des placements liquides et son impact sur la liquidité bancaire.

La trajectoire du financement du secteur non financier par les établissements autres que les banques.

Ce que les sources ne disent pas encore

Les sources ne permettent pas de déterminer les causes spécifiques de la hausse des créances en souffrance par catégorie d’emprunteurs, ni d’évaluer l’impact sectoriel ou géographique de cette évolution. Aucune information n’est fournie sur les provisions constituées par les banques ni sur les perspectives de évolution future au-delà des données de juillet 2026.

Mémoire éditoriale

Le dossier en contexte

Dossier

  1. Institution Bank Al-Maghrib 15 sources · 162 articles
  2. Sujet Finance 17 sources · 196 articles

Ce qui est établi

  • Les créances en souffrance ont augmenté de 3,1% en juillet 2026 selon Bank Al-Maghrib.

    Vérifié · 3 sources
  • Le ratio des créances en souffrance reste stable à 8,1% de l’encours global du crédit bancaire.

    Vérifié · 3 sources
  • Pour les entreprises privées, la hausse est de 1,6%, portant leur ratio à 12,1%.

    Vérifié · 3 sources

Chronologie

  1. BAM : hausse de 3,1% des créances en souffrance en juillet 2026
  2. Crédit bancaire : les créances en souffrance progressent de 3,1% en juillet
  3. Bank Al-Maghrib maintient son taux directeur inchangé à 2,25 %

À surveiller

  • Signal en hausse Bank Al-Maghrib

    BAM : hausse de 3,1% des créances en souffrance en juillet 2026

Sources et documents consultés 3 références Notre méthode éditoriale

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Cellule analyse LeFrontline chargée de la veille, de la vérification et de la contextualisation.

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