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Le Maroc étend l’échographie prénatale assistée par IA à 50 centres dans Béni Mellal-Khénifra

Après une expérimentation réussie dans dix centres de santé, le ministère de la Santé déploie son dispositif d’IA dans 40 établissements supplémentaires pour améliorer le suivi des grossesses en zone rurale.

Échographie prénatale assistée par IA : le Maroc étend son programme pilote à 50 centres de santé
Photo de contexte publiée par EcoActu.Source
Rédaction LeFrontline
Rédaction LeFrontline Cellule analyse Rabat
PubliéSamedi 10 octobre 2026 à 22:03 2 min de lecture 2 références
Dans cet article
Les points clés
  • 416 patientes ont été suivies lors de la phase pilote dans dix centres de santé
  • 27 sages-femmes ont été formées à l’utilisation du dispositif d’IA
  • Plus de 16.500 structures fœtales ont été analysées par l’intelligence artificielle

Le ministère de la Santé et de la Protection sociale a lancé dans la région de Béni Mellal-Khénifra une expérience pilote d’échographie prénatale assistée par intelligence artificielle. Cette première phase s’est déroulée dans dix centres de santé de proximité, où 416 patientes ont été suivies et 27 sages-femmes formées à l’utilisation du dispositif. Au total, plus de 16.500 structures fœtales ont été analysées par l’intelligence artificielle durant cette période d’expérimentation.

Le dispositif mis en place repose sur une sonde d’échographie portable connectée à une tablette. Cet outil guide les professionnels de santé pas à pas dans la réalisation de sept balayages standardisés, tandis que l’intelligence artificielle analyse les images en temps réel. Elle identifie et valide automatiquement les structures anatomiques fœtales telles que la tête, la colonne vertébrale, le cœur, le placenta et le liquide amniotique.

Un rapport médical numérique est généré automatiquement par le système et est systématiquement revu et validé par un médecin avant d’être intégré au dossier patient. La fiche de consultation prénatale, autrefois sur papier, est désormais intégrée à l’application et alimente un dossier patient centralisé accessible à chaque visite, améliorant la continuité du suivi.

Dans les zones rurales de la région de Béni Mellal-Khénifra, le suivi prénatal repose souvent exclusivement sur les sages-femmes et les médecins généralistes, en l’absence de gynécologues ou de radiologues à proximité. Le dispositif vise précisément à combler ce manque en apportant un soutien technique aux professionnels de santé de première ligne.

Les retours terrain de la phase pilote ont été décrits comme très positifs par les deux sources. L’engagement des professionnels de santé et le soutien du système de santé régional ont permis une intégration naturelle du dispositif dans la pratique quotidienne, sans perturbation majeure des flux de travail existants.

Un effet concret signalé est la réduction de la durée d’un examen échographique, passée de deux à trois fois moins longue qu’auparavant. Ce gain de temps est présenté comme précieux tant pour les soignants que pour les patientes, permettant une meilleure disponibilité et un allègement de la charge dans les centres de santé.

Fort des résultats de cette première expérimentation, le ministère prévoit désormais d’étendre le programme à 40 centres supplémentaires dans la même région. Cette extension portera le nombre total d’établissements équipés à 50 dans la région de Béni Mellal-Khénifra, dans la perspective d’une généralisation progressive à l’échelle nationale.

Le dispositif ne remplace pas l’expertise médicale mais agit comme un outil d’aide au diagnostic et de guidage pour les échographies de base. Son objectif est d’améliorer l’accès à un suivi prénatal de qualité dans les territoires où les spécialistes sont rares ou absents, sans prétendre réaliser des diagnostics complexes indépendamment.

Contexte

L’accès aux soins prénatals de qualité reste un défi dans de nombreuses zones rurales du Maroc, où la répartition inégale des spécialistes comme les gynécologues et les radiologues limite les possibilités de suivi échographique régulier pour les femmes enceintes.

Pourquoi c’est important

Cette initiative illustre comment des technologies adaptées peuvent renforcer l’équité d’accès aux soins de santé de base dans les territoires sous-dotés, en s’appuyant sur les professionnels déjà présents sur le terrain plutôt qu’en nécessitant des déplaceme…

À suivre

L’évaluation de l’impact du dispositif sur les indicateurs de santé maternelle et fœtale à moyen terme dans la région

Les conditions de généralisation nationale du programme, notamment la formation supplémentaire requise et le soutien logistique

Les retours détaillés des professionnels de santé sur l’usage prolongé du système au-delà de la phase pilote

Ce que les sources ne disent pas encore

Les sources ne fournissent pas de données sur le coût total du dispositif, son financement précis, ni sur des indicateurs cliniques spécifiques comme la détection précoce de pathologies ou l’impact sur les taux de mortalité maternelle ou néonatale. Aucune information n’est disponible sur la durée prévue de la phase d’extension ni sur les critères de sélection des 40 centres supplémentaires.

Mémoire éditoriale

Le dossier en contexte

Dossier

  1. Sujet Santé 14 sources · 139 articles

Ce que rapportent les sources

  • 416 patientes ont été suivies lors de la phase pilote dans dix centres de santé

    Attribué · 2 sources
  • 27 sages-femmes ont été formées à l’utilisation du dispositif d’IA

    Attribué · 2 sources
  • Plus de 16.500 structures fœtales ont été analysées par l’intelligence artificielle

    Attribué · 2 sources

Chronologie

  1. Échographie prénatale assistée par IA : le Maroc étend son programme pilote à 50 centres de santé
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