Le Maroc a gagné trois places dans l’édition 2026 de l’Indice mondial de l’innovation (GII) publié mardi par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) à Genève, atteignant la 54e position sur 139 économies évaluées, son meilleur classement historique. Cette progression confirme une tendance haussière observée depuis plusieurs années, puisque le Royaume était classé 75e en 2020. L’OMPI souligne que ce résultat reflète une amélioration des performances nationales en matière d’innovation, tant en termes d’intrants que de productions.
Le pays se classe désormais quatrième parmi les économies à revenu intermédiaire inférieur, un groupe qui inclut des nations telles que le Vietnam, les Philippines ou le Kenya. Sur le plan régional, le Maroc occupe la septième place dans la région Afrique du Nord et Asie occidentale, derrière des pays comme les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite ou Israël, mais devant l’Égypte ou la Tunisie. Ce positionnement régional est mentionné de manière identique dans les trois sources consultées.
Selon l’OMPI, le Maroc se distingue particulièrement par ses performances en propriété intellectuelle : il est cinquième au monde pour les dessins et modèles industriels, huitième pour l’intensité des actifs incorporels et seizième pour les marques. Ces classements spécifiques sont rapportés de façon cohérente dans toutes les sources, sans divergence sur les chiffres ou les catégories évaluées.
Le Royaume affiche également de solides résultats en matière de productivité et de production industrielle : il est treizième pour la croissance de la productivité du travail et vingt-huitième pour la production manufacturière de haute technologie. Ces deux indicateurs sont cités dans les sources [1], [3] et [4], tandis que la source [2] mentionne la production manufacturière de haute technologie sans préciser le rang pour la productivité du travail.
L’OMPI explique cette progression par la combinaison croissante de la montée en gamme de l’industrie marocaine et de la meilleure valorisation des actifs incorporels, tels que les brevets, les dessins industriels ou les marques. Cette analyse est reprise textuellement dans les sources [1], [3] et [4], et résumée de manière similaire dans la source [2].
Le rapport note que le Maroc obtient de meilleurs résultats en termes de productions de l’innovation (46e en recherche, technologie et créativité) que en termes d’intrants (76e en ressources et investissements). Cette dichotomie entre intrants et productions est mentionnée uniquement dans la source [1], ce qui limite sa généralisation comme fait confirmé par plusieurs origines.
Parmi les autres classements relevés, le Maroc est vingt-deuxième pour la stabilité des politiques commerciales et vingt-troisième pour le nombre de diplômés en sciences et en ingénierie. Ces deux indicateurs apparaissent dans les sources [1], [3] et [4], mais sont absents de la source [2], ce qui les place dans une catégorie de faits partiellement corroborés.
L’OMPI souligne que ces résultats traduisent une transition vers des activités de plus grande valeur technologique et immatérielle, marquant un éloignement progressif des modèles économiques basés sur les matières premières ou la production à faible coût. Cette interprétation est présente dans les sources [1], [3] et [4], sous une forme légèrement différente mais substantiellement identique.
Pour maintenir cette dynamique et améliorer davantage son classement, l’OMPI recommande au Maroc de renforcer ses capacités de recherche, de développer les liens entre universités et entreprises, d’augmenter les investissements privés en recherche-développement et d’améliorer l’accès au financement, notamment au capital-risque pour les start-up. Cette liste de recommandations est mentionnée uniquement dans la source [1], sous forme de citation incomplète en raison de la coupure du texte.
Aucune des sources ne fournit de détails sur les méthodologies spécifiques du GII 2026, ni sur les éventuelles révisions des indicateurs par rapport à l’édition précédente. De même, aucun chiffre relatif aux investissements publics ou privés en R&D au Maroc n’est avancé dans les textes fournis, ce qui empêche toute contextualisation financière des progrès observés.
Contexte
L’Indice mondial de l’innovation (GII) est publié annuellement par l’OMPI en collaboration avec l’INSEAD et l’Université Cornell. Il évalue les performances de 139 économies à travers environ 80 indicateurs, regroupés en sept piliers allant des institutions à la création artistique et culturelle. Le classement 2026 reflète les données collectées principalement en 2024 et début 2025.
Pourquoi c’est important
Ce classement historique témoigne d’une évolution structurelle de l’économie marocaine vers des activités à plus forte valeur ajoutée, moins dépendantes des exportations traditionnelles et davantage orientées vers la connaissance, la créativité et la propriét…
À suivre
La capacité du Maroc à maintenir ou améliorer son rang dans les prochaines éditions du GII, notamment en renforçant les liens entre recherche publique et secteur privé.
L’évolution des investissements privés en recherche-développement et en capital-risque, deux domaines explicitement cités par l’OMPI comme leviers de progression.
La mise en œuvre éventuelle de politiques nationales visant à soutenir la propriété intellectuelle et la valorisation des actifs immatériels, au-delà des performances déjà observées.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne permettent pas de confirmer l’impact direct de ce classement sur les politiques publiques marocaines, ni de quantifier les investissements en R&D associés à cette progression. Aucune réaction officielle nationale n’est rapportée, ce qui limite l’analyse de la réception interne de ce résultat.