À fin août 2026, le déficit commercial du Maroc s'est creusé de 25,4% pour atteindre 282,6 milliards de dirhams, contre un niveau nettement inférieur un an auparavant, selon les données publiées par l'Office des Changes.
Sur la période janvier-août 2026, les importations marocaines ont progressé de 15,8% pour s'établir à 617,508 milliards de dirhams, tandis que les exportations ont augmenté de 8,7% à 334,892 milliards de dirhams.
Cette évolution a fait reculer le taux de couverture des importations par les exportations à 54,2%, contre 57,7% à la même période en 2025, reflétant un déséquilibre croissant entre les flux entrants et sortants.
La hausse des importations est notamment portée par les biens d'équipement, en progression de 19,3%, et par une facture énergétique en forte hausse de 32,6%, atteignant 96,367 milliards de dirhams à fin août 2026.
Du côté des exportations, le secteur automobile confirme son rôle moteur avec des ventes atteignant 116,148 milliards de dirhams, en hausse de 14,5% sur un an, porté par la construction automobile (+19%) et le câblage (+13,9%).
L'aéronautique affiche également une dynamique soutenue, avec des exportations en augmentation de 21,5% à 22,969 milliards de dirhams sur les huit premiers mois de 2026.
Les investissements directs étrangers (IDE) ont enregistré une progression marquée, leur flux net bondissant de 65% à 34,334 milliards de dirhams, grâce à une hausse de 17% des recettes et à un recul de 33,9% des dépenses.
Les recettes touristiques poursuivent leur progression, atteignant 97,926 milliards de dirhams, soit une hausse de 9,7% sur un an, contribuant à améliorer le solde de la balance voyages.
Les sources ne permettent pas de déterminer avec précision l'évolution des importations de matières premières minérales au-delà de la hausse de 138% en valeur observée pour cette catégorie, ni de confirmer l'impact exact des variations volumiques sur la facture énergétique globale.
Il convient de surveiller les prochains publiés de l'Office des Changes pour vérifier si la tendance à l'aggravation du déficit commercial se poursuit au-delà de fin août 2026 et si les secteurs exportateurs maintiennent leur dynamique actuelle.
Contexte
Le commerce extérieur du Maroc est traditionnellement marqué par un déficit structurel, compensé en partie par les recettes touristiques, les transferts des MRE et les investissements directs étrangers.
Pourquoi c’est important
L'aggravation du déficit commercial souligne la dépendance du Maroc aux importations d'énergie et de biens d'équipement, malgré la croissance soutenue de secteurs exportateurs clés comme l'automobile et l'aéronautique.
À suivre
L'évolution des prix internationaux de l'énergie et leur impact sur la facture d'importation.
La capacité des secteurs exportateurs à maintenir leur croissance face à la demande internationale.
Les prochains données mensuelles de l'Office des Changes sur le commerce extérieur.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne fournissent pas de ventilation détaillée des importations par produit au-delà des catégories agrégées (énergie, biens d'équipement, matières premières minérales), ni ne précisent l'origine géographique des flux commerciaux.
Le dossier en contexte
Dossier
- Institution Office des Changes 12 sources · 40 articles
Ce qui est établi
-
La facture énergétique a bondi de 32,6% à 96,4 milliards de dirhams.
Attribué · 2 sources -
Le déficit commercial s'établit à 282,6 milliards de dirhams à fin août 2026.
Attribué · 2 sources -
Les importations ont augmenté de 15,8% à 617,5 milliards de dirhams.
Attribué · 2 sources
Chronologie
- Balance commerciale : le déficit en hausse de 25,4% à fin août