Le salaire mensuel net moyen dans la fonction publique marocaine s'établit à 10.732 dirhams en 2026, contre 7.700 dirhams en 2016, soit une augmentation de 39,38% sur la décennie, selon le rapport sur les ressources humaines accompagnant le projet de loi de finances 2027. Cette progression représente 3.032 dirhams supplémentaires par mois par rapport à 2016, soit une hausse annuelle moyenne de 3,38%.
Le rapport attribue cette évolution à l'effet conjugué des promotions de grade et des revalorisations salariales accordées aux fonctionnaires dans le cadre du dialogue social. Le document précise qu'une nette amélioration du salaire mensuel net moyen a été constatée au cours des dix dernières années sous l'effet de ces deux leviers décidés par le gouvernement.
Derrière cette moyenne, les rémunérations varient significativement selon les catégories de personnel. Le salaire mensuel net moyen atteint 5.994 dirhams pour le personnel d'exécution classé à l'échelle 6 et assimilés, 7.343 dirhams pour le personnel de maîtrise relevant des échelles 7 à 9, et 12.725 dirhams pour les cadres et cadres supérieurs classés à l'échelle 10 et au-delà.
La répartition par tranches salariales nuance davantage le chiffre moyen. Selon le rapport, 36,86% des fonctionnaires civils de l'État perçoivent un salaire net inférieur ou égal à 8.000 dirhams par mois. Au sein de cet ensemble, 9,88% touchent entre 4.500 et 6.000 dirhams, soit la tranche juste au-dessus du minimum.
Par ailleurs, 43,6% des fonctionnaires se situent dans une tranche comprise entre 8.000 et 14.000 dirhams nets mensuels, tandis que 5,09% perçoivent plus de 20.000 dirhams par mois. Ces données montrent que le salaire moyen ne reflète pas à lui seul la diversité des situations au sein de l'administration.
Le salaire minimum de la fonction publique a, lui aussi, été relevé à plusieurs reprises au cours de la décennie. Fixé à 3.000 dirhams en 2016, il est passé à 3.258 dirhams en 2020, puis à 3.500 dirhams en 2023, 4.000 dirhams en 2024, avant d'atteindre 4.500 dirhams en 2026. Ces hausses successives découlent des décisions gouvernementales dans le cadre du dialogue social.
Les sources convergent sur l'origine unique de ces données : le rapport sur les ressources humaines annexé au projet de loi de finances 2027. Aucun élément complémentaire sur la méthodologie de calcul, la périmètre exact des agents couverts ou les projections pour 2027 n'est disponible dans le corpus fourni.
Contexte
Ces chiffres s'inscrivent dans le suivi budgétaire annuel où le rapport sur les ressources humaines, document annexé au PLF, fournit les indicateurs de masse salariale et d'effectifs de l'État. La période 2016-2026 couvre deux mandats gouvernementaux marqués par plusieurs accords de dialogue social.
Pourquoi c’est important
L'évolution du salaire moyen masque des disparités structurelles entre corps de métier qui persistent malgré les revalorisations générales. Le niveau du plancher (4.500 DH) et la concentration de 36,86% des agents sous 8.000 DH interrogent la capacité de la f…
À suivre
Publication intégrale du rapport RH PLF 2027 pour vérifier la méthodologie et le périmètre (civils de l'État uniquement ou incluant militaires/collectivités).
Éventuels nouveaux accords de dialogue social 2025-2026 impactant la grille indiciaire 2027.
Évolution de la masse salariale globale rapportée au PIB dans la loi de finances 2027.
Ce que les sources ne disent pas encore
Corpus limité à trois médias reprenant la même dépêche (Infomédiaire, Le Site Info, La Vie Éco) citant le rapport RH PLF 2027. Pas d'accès au rapport original, pas de ventilation par ministère, pas de données sur les primes/indemnités exclues du net, pas de comparaison secteur privé/informel.