La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a présenté mardi 4 novembre au ministre de l'Emploi et du Dialogue social, Abderrahim Chahid, quatre chantiers prioritaires pour relancer le dialogue social tripartite, lors d'une rencontre tenue à Casablanca. La séance de travail a réuni plusieurs responsables de la Confédération ainsi que des représentants du monde économique, dans un contexte où l'économie nationale cherche à renforcer sa dynamique de croissance.
Le premier chantier porte sur la modernisation du Code du travail. La CGEM souhaite reprendre avec les partenaires sociaux l'examen de ses propositions afin de mieux encadrer les différentes formes d'emploi et d'organisation du travail, notamment dans les activités saisonnières ou à temps partiel. La Confédération estime que le cadre juridique actuel ne reflète pas suffisamment les réalités du marché du travail contemporain.
Le deuxième axe concerne l'adéquation entre formation et emploi, identifiée comme une problématique persistante. La CGEM souligne l'écart entre les compétences disponibles et les besoins réels des entreprises, estimant qu'une meilleure anticipation des besoins du marché et une adaptation plus rapide des formations constituent des leviers indispensables pour favoriser l'insertion professionnelle des jeunes.
Les échanges ont mis en lumière un paradoxe du marché du travail marocain : alors que de nombreux jeunes peinent à trouver un travail, plusieurs secteurs économiques font face à des difficultés de recrutement. Selon les participants, cette situation appelle à un rapprochement plus efficace entre candidats et employeurs ainsi qu'à une meilleure valorisation des métiers porteurs, en tenant compte de l'évolution des attentes des jeunes vis-à-vis du travail.
Le troisième chantier prioritaire porte sur la formation continue. La CGEM considère que le dispositif actuel doit être renforcé pour permettre une montée en compétences tout au long de la vie professionnelle, en phase avec les transformations technologiques et organisationnelles que connaissent les entreprises. La Confédération plaide pour une gouvernance plus souple et un financement mieux ciblé de la formation continue.
La réforme des retraites constitue le quatrième dossier mis sur la table. Sans détailler les paramètres techniques dans l'immédiat, la CGEM inscrit ce sujet dans la durée du dialogue social tripartite, en lien avec l'équilibre financier des régimes et la couverture sociale élargie. La Confédération réaffirme par ailleurs sa volonté de soutenir l'investissement et la création d'emplois durables dans les différentes régions du Royaume.
Les sources consultées ne précisent pas la réponse détaillée du ministre Abderrahim Chahid à chacun des quatre chantiers, ni le calendrier envisagé pour la reprise des négociations tripartites. Le périmètre exact des propositions de la CGEM sur le Code du travail n'est pas reproduit dans les articles, pas plus que les modalités concrètes d'articulation entre formation initiale, formation continue et besoins sectoriels.
La rencontre s'inscrit dans une séquence plus large de relance du dialogue social, mais les textes ne mentionnent pas d'autres rencontres récentes entre le ministère et les centrales syndicales sur ces mêmes thèmes. L'absence de communiqué conjoint ou de feuille de route publiée à l'issue de la séance limite la visibilité sur les suites opérationnelles données aux quatre chantiers identifiés par le patronat.
Contexte
Le dialogue social tripartite au Maroc réunit traditionnellement le gouvernement, les organisations patronales et les centrales syndicales. La dernière grande séquence avait abouti à l'accord d'avril 2022 sur l'augmentation du SMIG, les allocations familiales et la régularisation des travailleurs domestiques. Depuis, les négociations sur la réforme du Code du travail et la protection sociale ont connu des avancées par étapes, sans calendrier unique publié.
Pourquoi c’est important
L'identification de quatre chantiers précis par la CGEM structure l'agenda du dialogue social à venir. La résolution du paradoxe chômage-difficultés de recrutement conditionne l'efficacité des politiques d'emploi, tandis que la modernisation du Code du travai…
À suivre
Calendrier de reprise des négociations tripartites sur le Code du travail
Réponse du ministère sur les propositions CGEM en formation continue et retraites
Mise en œuvre concrète des mesures d'adéquation formation-emploi annoncées
Ce que les sources ne disent pas encore
Les deux articles sources (EcoActu et La Vie Éco) reprennent une même trame factuelle sans citation directe du ministre. Le détail des propositions CGEM sur le Code du travail, les paramètres de la réforme des retraites et le calendrier des négociations ne figurent pas dans le corpus. Aucune source syndicale ou gouvernementale indépendante ne confirme ou complète les informations.
Le dossier en contexte
Dossier
- Institution Confédération générale des entreprises du Maroc 14 sources · 155 articles
Ce que rapportent les sources
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Rencontre CGEM-ministre de l'Emploi le 4 novembre à Casablanca
Attribué · 2 sources -
Quatre chantiers identifiés : Code du travail, formation continue, retraites, adéquation formation-emploi
Attribué · 2 sources -
Paradoxe souligné : chômage des jeunes et difficultés de recrutement simultanées
Attribué · 2 sources
Chronologie
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