La première édition d'un colloque international s'est tenue vendredi 30 octobre à Kénitra, organisée par la Faculté d'économie et de gestion de l'université Ibn Tofaïl en partenariat avec le Laboratoire d'économie, finance, management et innovation (EFMI). La rencontre a réuni chercheurs et professionnels autour des mutations de l'économie face aux défis du développement durable.
Les échanges ont porté sur l'articulation entre transformation digitale, intelligence artificielle et finance. Les discussions ont notamment exploré la Fintech, l'utilisation des données financières, les systèmes financiers à l'ère de l'IA et les mécanismes de la finance durable, selon le programme détaillé par les organisateurs.
Pour le doyen de la faculté, Mustapha Achibane, ces évolutions occupent une place stratégique dans les économies contemporaines, confrontées à la nécessité de créer de la valeur tout en répondant aux exigences de durabilité. Il a insisté sur l'apport de la recherche scientifique pour éclairer les décisions économiques, améliorer la gouvernance et proposer des recommandations utiles aux décideurs.
La transformation des métiers constitue un axe central des échanges. Omar Kharbouch, coordonnateur du colloque, a souligné la nécessité d'accompagner les changements du paysage financier international, accélérés notamment par la blockchain et le Big Data. Pour l'université, l'enjeu consiste à préparer les futurs professionnels à maîtriser ces outils et à comprendre leurs implications.
Ces perspectives s'accompagnent toutefois de questions qui dépassent la seule performance technique. La directrice du laboratoire EFMI, Houda Lechheb, a rappelé que l'intelligence artificielle transforme aussi bien les méthodes d'analyse et de décision que les modèles de gouvernance, posant des défis éthiques et réglementaires.
Parallèlement, le Maroc avance sur le chantier d'une taxonomie financière verte portée par le ministère de l'Économie et des Finances, Bank Al-Maghrib, l'AMMC, l'ACAPS et le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, avec l'appui technique de la Banque mondiale et d'Expertise France. Ce projet, soumis à consultation publique en juillet 2026, vise à établir des critères communs pour identifier les activités économiques contribuant à la transition climatique.
La future taxonomie pourrait clarifier les conditions d'identification des activités vertes et faciliter l'accès aux financements pour les projets contribuant réellement aux objectifs climatiques. Son efficacité dépendra de sa capacité à concilier rigueur environnementale et réalités du tissu productif marocain, selon les analyses publiées par LesEco.ma.
Les deux dynamiques — l'exploration académique à Kénitra et le chantier réglementaire national — convergent sur la nécessité d'outils partagés pour orienter les flux financiers vers la durabilité. Le colloque a mis l'accent sur la formation et la recherche, tandis que la taxonomie vise à fournir un cadre de référence pour les entreprises, les banques et les investisseurs.
Aucune annonce de calendrier opérationnel, de protocole d'accord ou de projet pilote n'a été formulée lors du colloque de Kénitra. Les interventions rapportées restent centrées sur le diagnostic des transformations en cours et sur le rôle de l'université dans l'accompagnement de ces mutations.
Les sources ne précisent pas le nombre de participants, la liste des intervenants au-delà des trois personnes citées, ni les suites concrètes envisagées par la faculté ou le laboratoire EFMI à l'issue de cette première édition.
Contexte
Le colloque de Kénitra s'inscrit dans un mouvement plus large où les universités marocaines sont sollicitées pour produire de la connaissance sur la finance durable et l'IA, pendant que les régulateurs financiers nationaux construisent les cadres normatifs comme la taxonomie verte.
Pourquoi c’est important
La rencontre illustre comment l'enseignement supérieur tente d'anticiper les besoins en compétences pour une finance transformée par le numérique, alors que le cadre réglementaire national se met en place pour orienter les financements vers la transition clim…
À suivre
Les publications issues du colloque et leur diffusion auprès des décideurs
L'avancement de la consultation publique sur la taxonomie verte prévue pour juillet 2026
Les programmes de formation adaptés que la faculté pourrait proposer suite à cette première édition
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources se limitent au communiqué de l'Infomédiaire sur le colloque et à l'article de LesEco.ma sur la taxonomie verte. Aucun compte-rendu détaillé des interventions, aucune liste exhaustive des participants, aucun document final du colloque et aucune réaction d'acteurs économiques privés ne sont disponibles.
Le dossier en contexte
Dossier
- Sujet Finance 17 sources · 365 articles
Ce que rapportent les sources
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Houda Lechheb, directrice du laboratoire EFMI, rappelle que l'IA transforme les méthodes d'analyse et de décision
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Colloque organisé le 30 octobre à Kénitra par la Faculté d'économie et de gestion et le laboratoire EFMI de l'université Ibn Tofaïl
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Thèmes abordés : Fintech, utilisation des données financières, systèmes financiers à l'ère de l'IA, mécanismes de la finance durable
Attribué · 2 sources
Chronologie
- Kénitra : l’IA et la finance face au défi d’une économie durable
- La Banque africaine de développement réalise sa première émission obligataire en dirhams marocains