Aya Gold & Silver, déjà implantée au Maroc grâce à la mine de Zgounder, a présenté un plan d’investissement de 500 millions de dollars à destination du pays d’ici 2030, avec pour objectif principal l’augmentation de la production d’argent et le lancement d’une production d’or prévue pour 2029.
La mine de Zgounder, située dans l’Anti‑Atlas, est entièrement détenue par Aya Gold & Silver et est considérée comme la deuxième plus importante mine d’argent du Maroc, après la mine d’Imiter exploitée par Managem.
Parallèlement, la société participe au projet polymétallique de Boumadine, situé à l’est du royaume, où elle détient 85 % des parts, les 15 % restants étant attribués à l’Office national des hydrocarbures et des mines, bien que le projet reste au stade des études de faisabilité.
En 2025, la production d’argent de la société a atteint environ 5 millions d’onces ; pour 2026, la direction prévoit un volume compris entre 6,2 et 6,8 millions d’onces, reflétant une montée en puissance soutenue par la hausse du prix moyen de l’argent à 82,22 $ l’once.
Les résultats financiers du premier trimestre 2026 montrent une progression de 247 % du chiffre d’affaires, qui s’élève à 117 millions de dollars, tandis que le bénéfice net a atteint 49 millions de dollars à fin mars, contre 7 millions de dollars un an plus tôt, soit une hausse de 600 %.
Selon les données relayées par Asharq, Aya Gold & Silver a déjà investi près de 400 millions de dollars au Maroc ; les nouveaux investissements prévus visent à accroître la production d’argent et à démarrer la production d’or, afin de diversifier les sources de revenus de l’entreprise.
Actuellement, la société vend l’ensemble de sa production à une raffinerie en Suisse sans contrats à long terme, se basant directement sur les prix du marché au comptant, et estime que la demande mondiale d’argent restera soutenue, avec des prix pouvant atteindre 120 $ l’once cette année.
Les informations disponibles ne précisent pas les modalités exactes de financement des futurs investissements, ni les échéances détaillées au-delà de l’horizon 2029, ce qui limite la visibilité sur le calendrier complet de mise en œuvre du plan de 500 M$.
Contexte
Le secteur minier marocain, déjà riche en ressources argentifères, voit l’arrivée d’investissements étrangers significatifs, dont celui d’Aya Gold & Silver, qui s’appuie sur des actifs existants pour renforcer sa présence.
Pourquoi c’est important
L’engagement de 500 M$ d’Aya Gold & Silver pourrait renforcer la capacité de production d’argent du Maroc, diversifier les exportations minières et préparer le pays à une éventuelle production d’or, contribuant ainsi à la stabilité des recettes du secteur min…
À suivre
L’avancement du projet polymétallique de Boumadine et la concrétisation de la production d’or prévue pour 2029.
L’évolution des prix de l’argent sur le marché mondial et son impact sur la rentabilité de la société au Maroc.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas les modalités de financement détaillées, les échéances précises au-delà de 2029, ni les éventuels partenaires locaux au-delà de l’Office national des hydrocarbures et des mines.