Le financement collaboratif lié au Maroc a permis de mobiliser 7,62 millions de dirhams à travers 731 campagnes en 2025, selon le Baromètre du crowdfunding dévoilé le 10 septembre 2026 lors de la deuxième édition du Moroccan Impact Finance Forum au Technopark de Casablanca. Réalisée par Happy Smala en collaboration avec IDinsight, cette publication de référence analyse les évolutions du financement collaboratif pour des projets marocains via des plateformes nationales et internationales, dans le cadre de travaux de veille menés depuis plus de dix ans.
Les 731 campagnes recensées ont réuni 12 161 contributeurs, soit une moyenne de 16,6 contributeurs par campagne. La contribution moyenne s'établit à 627 dirhams, pour un montant moyen collecté de 10 423 dirhams par campagne. Ces indicateurs couvrent l'ensemble des projets liés au Maroc financés sur des plateformes marocaines et internationales, sans distinction de secteur ni de type de porteur de projet.
Les plateformes marocaines de crowdfunding ont capté 3,15 millions de dirhams sur le total de 7,62 MDH mobilisés. L'édition 2025 intègre pour la première fois les données des plateformes nationales, notamment Kiwi Collecte et Akkan Crowdfunding, ce qui permet de mieux documenter l'activité locale. Cette part nationale illustre la montée en puissance progressive de l'écosystème national du financement collaboratif.
Le baromètre signale une première opération de crowdlending réalisée sous le cadre légal de la loi 15.18 sur le financement collaboratif : celle de l'entreprise à impact Wasit sur la plateforme Akkan Crowdfunding. Le financement par le prêt vient ainsi élargir les possibilités offertes aux porteurs de projets, aux côtés des modèles de don et de participation existants.
Selon le communiqué présentant l'étude, 35,5 % des campagnes étudiées ont obtenu au moins la moitié du financement recherché. Cet indicateur mesure le franchissement d'un seuil de collecte et ne signifie pas que ces campagnes ont atteint leur objectif intégral. La capacité des porteurs de projets à mobiliser leur communauté constitue l'un des enseignements mis en avant par les auteurs du baromètre.
Le Moroccan Impact Finance Forum a réuni entrepreneurs, investisseurs, plateformes de crowdfunding, institutions publiques et organisations engagées autour de la question : « comment mieux répondre aux besoins de financement des entreprises à impact au Maroc ? ». L'événement a notamment permis de mettre en lumière les évolutions du financement collaboratif et les opportunités offertes par le nouveau cadre réglementaire marocain.
Happy Smala précise que le baromètre analyse les principales évolutions de l'utilisation du financement collaboratif pour des projets au Maroc à travers les plateformes marocaines et internationales. La structure mène des travaux de veille et de recherche sur ce secteur depuis plus de dix ans, ce qui confère à cette édition une continuité dans l'observation du marché.
Les données publiées ne précisent pas la répartition des campagnes par modèle de financement (don, prêt, participation), ni par secteur d'activité, ni par région d'origine des porteurs de projet. Le communiqué ne détaille pas non plus le nombre total de plateformes actives, ni l'évolution comparative par rapport aux éditions antérieures du baromètre.
Aucun objectif chiffré de collecte pour l'année 2025 ni aucune projection pour 2026 ne figurent dans les sources consultées. Le cadre réglementaire de la loi 15.18 est mentionné comme contexte d'opportunités, sans que les sources n'en détaillent les dispositions spécifiques ni leur mise en œuvre effective à ce stade.
La première opération de crowdlending sous loi 15.18, réalisée par Wasit sur Akkan Crowdfunding, est présentée comme un fait marquant sans que les sources n'indiquent le montant levé, la durée, le taux d'intérêt ni le nombre de prêteurs participants. L'identité juridique exacte de Wasit (forme sociale, capital, actionnaires) n'est pas précisée dans le corpus.
Contexte
Le crowdfunding marocain s'inscrit dans un cadre légal récent avec la loi 15.18, qui encadre le financement collaboratif et autorise notamment le crowdlending. L'intégration des données des plateformes nationales Kiwi Collecte et Akkan Crowdfunding dans le baromètre 2025 marque une étape dans la visibilité statistique de l'écosystème local, jusqu'alors moins documenté que les flux vers des plateformes internationales.
Pourquoi c’est important
Les 7,62 MDH mobilisés en 2025 restent modestes à l'échelle des besoins de financement des entreprises marocaines, mais la structuration progressive d'un écosystème national de plateformes et l'entrée en vigueur opérationnelle du crowdlending sous loi 15.18 s…
À suivre
Évolution du volume collecté par les plateformes nationales vs internationales dans les prochaines éditions du baromètre.
Déploiement d'autres opérations de crowdlending sous loi 15.18 après le cas Wasit/Akkan.
Publication éventuelle de données sectorielles et régionales pour affiner l'analyse des dynamiques de financement.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources se limitent au communiqué de présentation du Baromètre 2025 (Happy Smala/IDinsight) relayé par trois médias. Absence de données comparatives 2024, de ventilation sectorielle, de détails sur l'opération Wasit, d'objectifs chiffrés, et de nombre total de plateformes actives. Le corpus ne contient pas le rapport complet du baromètre.