L’atelier d’ouverture, tenu le 22 mai à Rabat, a réuni les représentants de l’ONUDI, de l’AMEE, du FEM et du ministère de la Transition énergétique, marquant le point de départ officiel du programme de dépollution de la chaîne d’approvisionnement du bâtiment.
L’ONUDI, agence spécialisée de l’ONU pour le développement industriel, assure le pilotage stratégique du projet, tandis que l’AMEE en assure la mise en œuvre opérationnelle, le tout grâce à un appui financier du FEM dédié aux initiatives environnementales.
Le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, qui supervise le projet, a indiqué que le programme s’inscrit dans une volonté de renforcer la sécurité chimique des matériaux de construction et de promouvoir des pratiques plus durables au sein du secteur.
Parmi les actions prévues, le projet prévoit la substitution des substances dangereuses par des matériaux à faible teneur en carbone, l’adoption d’approches d’économie circulaire et le recours à des modèles de conception régénérative tout au long de la chaîne de valeur.
Le renforcement du cadre réglementaire et normatif sera accompagné de l’intégration de l’Analyse du Cycle de Vie (ACV) dans les politiques publiques, afin d’évaluer les impacts environnementaux des produits de construction dès leur conception.
Des mécanismes de certification environnementale et sanitaire seront développés, et les capacités des institutions publiques, des laboratoires et des acteurs privés seront renforcées grâce à des formations et à des actions pilotes démonstratives.
Bouzekri Razi, secrétaire général du ministère de la Transition énergétique et du Développement durable – Département du Développement durable, a souligné que l’initiative vise avant tout à créer des espaces de vie plus sûrs et à protéger la santé des travailleurs et des citoyens, au-delà de ses dimensions techniques.
Les sources ne précisent pas le budget alloué, le calendrier détaillé des étapes du projet ni les critères exacts de sélection des matériaux certifiés, ce qui limite l’évaluation de l’ampleur immédiate des actions à venir.
Contexte
Le secteur de la construction représente une part importante des émissions de gaz à effet de serre au Maroc, d’où l’intérêt croissant pour des solutions visant à réduire son impact environnemental et sanitaire.
Pourquoi c’est important
En ciblant la chaîne d’approvisionnement, le projet cherche à réduire l’exposition aux substances toxiques, à diminuer l’empreinte carbone du bâtiment et à instaurer des standards plus rigoureux, ce qui pourrait influencer les pratiques de l’ensemble du secte…
À suivre
Les premiers résultats des actions pilotes démonstratives et leur éventuelle généralisation.
L’évolution du cadre réglementaire et des normes de sécurité chimique adoptées par les autorités marocaines.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les documents fournis ne donnent pas de détails sur le financement exact, les échéances précises du projet ni les critères de certification environnementale, ce qui empêche de préciser ces aspects.