Le Maroc atteint la 17ᵉ place mondiale et la première place africaine dans l’indice de liberté d’investissement pour 2026, selon le classement publié par The Global Economy à partir des données de la Heritage Foundation. Le Royaume obtient un score de 80/100, en hausse de cinq points par rapport à 2025.
Le score de 80/100 constitue le meilleur niveau jamais enregistré par le Maroc depuis le début de la série statistique en 1995. Après avoir stagné à 65 points entre 2018 et 2024, le pays était passé à 75 points en 2025, puis à 80 points en 2026, selon les données relayées par la Heritage Foundation. Sa moyenne sur la période 1995-2026 s’établit à 68 points.
L’indice couvre plus de 175 pays au total. Sur ce périmètre, le Maroc se classe 17ᵉ, un rang qui le place dans le haut du tableau mondial et au premier rang continental. Ce classement reste distinct du classement général de la liberté économique, rappelle LeBrief, qui précise qu’il ne faut pas confondre les deux indicateurs.
Au niveau africain, le Royaume devance Maurice, deuxième avec 70 points. Le Burkina Faso, le Mali et l’Égypte enregistrent chacun 65 points, tandis que la moyenne des 51 pays africains considérés s’établit à environ 45 points, soit 35 points de moins que le score marocain. L’écart avec la moyenne continentale apparaît donc marqué.
L’indice de liberté d’investissement évalue plusieurs dimensions concrètes : le niveau des restrictions pesant sur les investissements, la bureaucratie, les restrictions foncières, les risques d’expropriation, les contrôles des changes et des capitaux ainsi que les conditions générales de sécurité et d’infrastructure, selon la méthodologie reprise par les deux sources.
Sur le volet juridique, la Heritage Foundation relève que les investisseurs étrangers et nationaux sont globalement traités de manière équivalente devant la loi. L’institution souligne également que la Bourse de Casablanca n’impose pas de restrictions à la participation étrangère, un élément qui figure dans le récapitulatif du LeBrief.
La progression de cinq points en un an constitue la deuxième hausse consécutive après celle de 2024 à 2025, passée de 65 à 75 points. Le passage de 75 à 80 points entre 2025 et 2026 porte le score à un niveau inédit sur trois décennies, même si les sources ne détaillent pas les facteurs institutionnels précis ayant conduit à ce gain.
Les deux sources consultées reprennent les mêmes données issues de la Heritage Foundation et ne divergent pas sur les chiffres présentés. Aucune d’elles ne publie cependant de ventilation sectorielle, ni de détail sur les réformes législatives ou réglementaires récentes qui pourraient expliquer la hausse du score sur la période 1995-2026.
Les sources disponibles ne permettent pas d’isoler les décisions publiques, réformes administratives ou accords internationaux qui auraient contribué à la progression du score. Elles n’abordent pas non plus les limites méthodologiques de l’indice ni la pondération exacte retenue par la Heritage Foundation pour chacun des critères mesurés.
Contexte
L’indice de liberté d’investissement est produit par la Heritage Foundation, une institution américaine classée à droite de l’échiquier politique, dont les méthodologies d’évaluation sont régulièrement citées par la presse économique internationale. The Global Economy, qui a publié le classement repris par LeBrief et Infomédiaire, se présente comme un portail de données économiques agrégées à partir de sources institutionnelles.
Pourquoi c’est important
Un score de 80/100 situe le Maroc au-dessus de la moyenne des 175 pays couverts et très au-dessus de la moyenne africaine de 45 points. Le classement reste toutefois un indicateur parmi d’autres et ne mesure ni la taille des flux d’investissement, ni la profo…
À suivre
La publication éventuelle d’une note méthodologique détaillée de la Heritage Foundation sur l’édition 2026.
L’évolution du score marocain en 2027 et la confirmation ou non du maintien au-dessus de 75 points.
Le rapprochement éventuel avec d’autres classements, comme le Doing World Business Group ou les indicateurs de l’OCDE, pour disposer d’une lecture multi-sources.
Ce que les sources ne disent pas encore
['Les sources ne précisent pas les réformes précises qui expliquent la hausse du score entre 2025 et 2026.', 'Aucune ventilation sectorielle ou géographique de l’investissement étranger n’est fournie.', 'Les deux articles reprennent la même chaîne de données issues de la Heritage Foundation et n’apportent pas de confirmation indépendante supplémentaire.']