L'accident s'est produit dans la station balnéaire de Las Terrenas, où Boutaina Laarej se trouvait depuis deux mois pour une opportunité professionnelle. Lors de la chute de son quad, la jeune femme a été violemment projetée au sol, subissant un choc direct à la tête. Ce traumatisme a entraîné des lésions cérébrales et des fractures osseuses complexes, selon les précisions apportées par son frère, Mohamed Amine.
Sur le plan médical, les interventions ont dû répondre à une urgence vitale immédiate. Les médecins ont procédé à une opération au niveau des cervicales afin de stabiliser la patiente. Cette intervention a permis de stopper l'hémorragie interne et de retirer des fragments osseux issus des fractures du crâne, une étape cruciale pour sa survie, bien que son état demeure extrêmement précaire.
L'absence d'assurance voyage pour la victime a compliqué la prise en charge initiale dans l'établissement hospitalier. Pour pallier l'urgence, des bénévoles inconnus sont intervenus afin de régler une avance de 80 000 dirhams demandée par l'hôpital. Ce montant a permis de déclencher les premières procédures chirurgicales nécessaires pour traiter les blessures les plus graves subies par la jeune femme.
L'état de santé actuel de Boutaina Laarej est caractérisé par une conscience altérée. Bien qu'elle soit réveillée, elle ne retrouve pas une pleine conscience et manifeste des épisodes d'agitation et de confusion. Son frère décrit une patiente encore en état de choc, dont la survie est jugée exceptionnelle par le corps médical au vu de la gravité des traumatismes subis.
La situation est aggravée par l'isolement géographique de la patiente. Sans aucun membre de sa famille pour l'accompagner, le suivi de son état de santé s'effectue à distance. Les informations médicales et les nouvelles de l'hôpital parviennent à la famille par l'intermédiaire d'une ancienne collègue de la victime, qui peut uniquement lui rendre visite durant les heures autorisées.
Le coût de l'hospitalisation continue de s'accumuler au fil des jours passés dans l'établissement dominicain. La famille, située à des milliers de kilomètres, fait face à l'incertitude liée à l'évolution de l'état de santé de Boutaina et à l'ampleur des frais médicaux qui ne sont pas couverts par une protection d'assurance.
Les limites actuelles de la prise en charge reposent sur l'absence de soutien familial direct au chevet de la patiente. Cette situation de solitude hospitalière complique le suivi quotidien et la gestion émotionnelle de la crise pour les proches restés au Maroc, qui dépendent de tiers pour obtenir des informations sur l'évolution clinique de la jeune femme.
Contexte
La victime est originaire de la ville d'El Jadida et se trouvait en République dominicaine dans un cadre professionnel depuis deux mois au moment de l'accident.
Pourquoi c’est important
L'absence de couverture d'assurance voyage et l'isolement de la victime en milieu hospitalier étranger soulignent la vulnérabilité des ressortissants en situation d'urgence médicale hors de leurs frontières.
À suivre
L'évolution de l'état de conscience de la patiente.
L'accumulation des frais d'hospitalisation en République dominicaine.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas le nom de l'hôpital, le montant total des frais accumulés, ni la nature exacte de l'opportunité professionnelle de la victime.