Le 19 mai 2026, la séance de questions orales de la Chambre des représentants a été interrompue après qu’une polémique a éclaté autour de l’usage de termes qualifiants par le président de séance, Mohamed Chattibi, à l’encontre de députés du groupe parlementaire du PJD. Ces expressions, « chiites » et « communistes », ont été consignées dans le procès‑verbal, déclenchant immédiatement la contestation de Mustapha Ibrahimi, membre du groupe, qui a réclamé leur retrait, insistant sur le fait que les députés sont « Marocains et non chiites ».
Mustapha Ibrahimi a argumenté que les propos du président ne respectaient pas les exigences de la gestion du débat parlementaire. Il a souligné que qualifier les députés de cette manière portait atteinte à la dignité de l’institution et à la neutralité attendue du président de séance, appelant à une correction immédiate du texte officiel.
Mohamed Chattibi, dans un premier temps, a maintenu sa position, justifiant son commentaire comme une observation sur le « comportement » des députés du PJD dans l’hémicycle. Il a également accusé ces derniers de ne pas respecter la présidence ni l’institution parlementaire, et a menacé d’appliquer la loi à l’encontre de certains intervenants, ce qui a intensifié la tension dans la salle.
La tension a rapidement augmenté, plusieurs députés continuant de réclamer la parole et le retrait des expressions litigieuses du procès‑verbal. Des appels à suspendre temporairement la séance se sont multipliés, et le président de séance a finalement décidé de lever la séance afin d’apaiser les esprits et de permettre des concertations entre les membres du bureau pour dépasser l’état de crispation qui avait marqué les travaux.
Après la pause, la députée Fatima Tamni, appartenant à la Fédération de la gauche démocratique, a protesté contre le retard de 25 minutes, rappelant au président de séance son devoir de respecter les députés et de ne pas distribuer de classifications doctrinales au sein de la séance. Elle a souligné que le président avait annoncé une interruption de cinq minutes, ce qui avait été largement dépassé.
En réponse aux critiques, Mohamed Chattibi a présenté ses excuses pour les propos tenus à l’égard des députés du PJD et a accepté de retirer le terme « chiites » du procès‑verbal. Aucun engagement n’a été pris quant à la suppression du terme « communistes », et les sources ne précisent pas les suites juridiques ou administratives envisagées à la suite de cet incident.
Contexte
Cette interruption intervient dans un contexte où le respect des règles de procédure parlementaire et la neutralité des présidences de séance sont régulièrement scrutés, notamment lors de débats houleux entre les différents groupes politiques.
Pourquoi c’est important
L’incident met en lumière les tensions internes au sein de la Chambre des représentants et soulève des questions sur la manière dont les présidents de séance gèrent les différends verbaux, ce qui peut influencer la perception de l’impartialité institutionnell…
À suivre
Éventuelles décisions du bureau de la Chambre concernant la suppression définitive du terme « communistes » du procès‑verbal.
Suites juridiques ou disciplinaires éventuelles à l’encontre du président de séance ou des députés impliqués.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas si le terme « communistes » sera retiré du procès‑verbal, ni les éventuelles sanctions juridiques envisagées. Elles ne donnent pas non plus de détails sur les décisions du bureau de la Chambre prises après la réunion de concertation.