Le Crédit du Maroc a clôturé le premier semestre 2026 avec un encours de crédit global de 64,3 MMDH. Ce montant représente une progression de 7,1% par rapport aux indicateurs précédents. Cette dynamique est principalement alimentée par le segment des financements aux entreprises, dont l'encours a atteint 41 MMDH, soit une hausse de 12,7%. Cette croissance du segment professionnel est soutenue par plusieurs leviers spécifiques au sein du portefeuille de l'établissement.
Le secteur du crédit-bail enregistre une progression de 34,8%, constituant un moteur majeur de la croissance des financements aux entreprises. Parallèlement, les crédits à l'équipement ont connu une hausse de 24,9%. Le segment de la promotion immobilière contribue également à cette dynamique avec une croissance de 15,8%. Ces chiffres illustrent la répartition de l'activité de financement de la banque vers les besoins d'investissement et de développement des entreprises.
Concernant le segment des ménages, l'encours de crédit s'est établi à 22,7 MMDH, marquant une croissance de 3,9%. Cette évolution repose sur une dynamique commerciale sur deux axes principaux : les crédits à la consommation, qui ont progressé de 10,5%, et les crédits à l'habitat, qui affichent une hausse de 2,3%. Cette répartition montre une activité soutenue tant sur le financement de la consommation que sur celui de l'immobilier.
Le produit net bancaire consolidé de l'institution s'élève à 1,9 MMDH à fin juin 2026, soit une augmentation de 7,8% par rapport à la même période en 2025. Cette performance est portée par la marge nette d'intérêt qui atteint 1,5 MMDH, enregistrant une hausse de 13%. Cette progression résulte de la maîtrise du coût de la ressource et de la contribution de la filiale Crédit du Maroc Leasing et Factoring.
La marge sur commissions s'établit à 259 MDH. Ce résultat bénéficie du développement des activités des filiales, notamment Crédit du Maroc Assurances et Crédit du Maroc Patrimoine. Le lancement de l'activité CDM Pay participe également à la dynamique de ce poste de revenus. Cette diversification des revenus via les filiales spécialisées soutient la structure globale du produit net bancaire de la banque.
Les ressources bilantielles de l'établissement s'élèvent à 64 MMDH, soit une progression de 10,1% sur les douze derniers mois. Cette hausse est principalement portée par les ressources à vue, qui enregistrent une croissance de 14,6% pour atteindre 47 MDH. En revanche, les ressources à terme et les ressources d'épargne affichent une stabilité, s'établissant respectivement à 5,3 MMDH et 10 MMDH.
Le résultat des opérations de marché s'établit à 226 MDH. Ce montant reflète un repli de 13,8% par rapport aux périodes précédentes, principalement en raison du recul de l'activité obligataire lié au contexte géopolitique. Cette baisse est toutefois partiellement compensée par une dynamique positive sur d'autres segments de marché, limitant l'impact du recul de l'activité obligataire sur le résultat global.
Les données disponibles pour ce premier semestre 2026 mettent en évidence une structure de bilan où les ressources à vue prédominent largement sur les ressources à terme. La croissance de l'encours de crédit, tant pour les entreprises que pour les ménages, souligne une activité de financement soutenue sur l'ensemble des segments de clientèle de la banque durant cette période de six mois.
Contexte
Les résultats présentés concernent la période allant jusqu'à la fin du premier semestre 2026, comparée à l'exercice 2025.
Pourquoi c’est important
La hausse du bénéfice et du produit net bancaire témoigne d'une croissance de l'activité de crédit, particulièrement marquée dans le segment du crédit-bail et des financements aux entreprises.
À suivre
L'évolution de l'activité obligataire et son impact sur les résultats de marché.
La poursuite de la croissance des ressources à vue.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas les détails sur la composition exacte du résultat net final ni les raisons précises de la baisse de l'activité obligataire au-delà du contexte géopolitique.