Cette chute drastique des exportations s’explique principalement par les restrictions sanitaires imposées par plusieurs pays, dont le Maroc, en raison de la propagation de la dermatose nodulaire contagieuse bovine. Les 13 bovins exportés au premier trimestre 2026 étaient destinés au Pérou et à l’Arménie, dans le cadre d’opérations limitées de transfert de matériel génétique ou de bovins pour l’amélioration des races, et non pour l’engraissement ou l’abattage.
En 2025, le Maroc était le principal client des exportations espagnoles de bovins vivants, absorbant 43 % des volumes exportés, soit 28 572 tonnes sur un total de plus de 66 000 tonnes. La valeur de ces exportations dépassait 111 millions d’euros, un flux commercial aujourd’hui interrompu en raison des restrictions sanitaires.
L’arrêt des exportations vers le Maroc a entraîné une accumulation de bovins dans les exploitations espagnoles, accentuant les difficultés des éleveurs. Cette situation a également provoqué une baisse des prix du bétail sur le marché local, après plusieurs années de niveaux records liés à la diminution du cheptel et à une forte demande.
Les éleveurs espagnols estiment que les industriels de la viande profitent de cette conjoncture pour faire pression sur les prix, aggravant encore la crise du secteur. La perte de compétitivité de la viande et des bovins espagnols sur les marchés internationaux s’ajoute aux difficultés liées aux restrictions sanitaires.
Les données du Cexgan et de Provacuno montrent que les exportations de bovins vivants vers le Maroc, principale destination en 2025, se sont totalement arrêtées en 2026. Cette interruption brutale illustre l’impact des mesures sanitaires sur les échanges commerciaux entre les deux pays.
Les restrictions sanitaires, notamment la dermatose nodulaire contagieuse bovine, ont conduit plusieurs pays à suspendre leurs importations de bovins espagnols. Le Maroc, premier client, a été particulièrement touché, ce qui a amplifié la crise des éleveurs espagnols.
Les éleveurs espagnols subissent désormais une pression accrue sur leurs revenus, avec une accumulation de bovins invendus et une baisse des prix. Cette situation menace la viabilité économique de nombreuses exploitations, déjà fragilisées par la réduction du cheptel et la hausse des coûts de production.
Les sources disponibles ne précisent pas si des négociations sont en cours pour lever les restrictions sanitaires ou si d’autres marchés pourraient compenser la perte des exportations vers le Maroc. La durée de l’interruption des flux commerciaux reste également indéterminée.
Contexte
La dermatose nodulaire contagieuse bovine, maladie virale touchant les bovins, a provoqué des restrictions sanitaires dans plusieurs pays importateurs de viande et de bétail espagnols. Ces mesures ont perturbé les échanges commerciaux, notamment avec le Maroc, principal client des exportations de bovins vivants en 2025.
Pourquoi c’est important
L’arrêt des exportations de bovins vers le Maroc illustre l’impact direct des restrictions sanitaires sur les échanges commerciaux et la viabilité économique des éleveurs espagnols. Cette crise met en lumière la dépendance du secteur aux marchés internationau…
À suivre
L’évolution des restrictions sanitaires et leur impact sur la reprise des exportations vers le Maroc.
Les mesures prises par les éleveurs espagnols pour faire face à l’accumulation de bovins et à la baisse des prix.
Les éventuelles compensations par d’autres marchés ou des aides publiques pour soutenir le secteur.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas si des négociations sont en cours pour lever les restrictions sanitaires ou si d’autres marchés pourraient compenser la perte des exportations vers le Maroc. La durée de l’interruption des flux commerciaux reste également indéterminée. Aucune information n’est disponible sur d’éventuelles mesures d’urgence mises en place par les autorités espagnoles ou marocaines.