Lors d’une session extraordinaire du Conseil municipal le 19 juin, la maire de Casablanca, Nabila Rmili, a annoncé que le Centre d’enfouissement et de valorisation (CEV) des déchets ménagers à Médiouna verra le lancement de ses travaux en octobre, après la signature du contrat de réalisation. Cette décision officialise le passage du projet de la phase contractuelle à la phase de construction, marquant une étape clé pour la gestion des déchets dans la région.
Le contrat, signé le même jour, désigne la société SOS NDD, actuellement gestionnaire de la décharge contrôlée de Médiouna, comme responsable de la gestion transitoire du site. Cette mesure vise à assurer la continuité des opérations de traitement des déchets pendant la période où les formalités administratives seront finalisées, garantissant ainsi aucune interruption du service public.
Le périmètre technique du projet comprend la création d’un centre capable d’enfouir les déchets tout en valorisant leurs sous‑produits. Le CEV prévoit notamment la transformation des lixiviats en eau réutilisable, destinée à l’irrigation de la station de Médiouna ainsi qu’à l’arrosage d’espaces verts le long de l’autoroute urbaine, du boulevard de La Mecque, de Taddart et d’autres sites identifiés par la municipalité.
Sur le plan administratif, la commune de Casablanca a réglé la totalité du terrain, d’une superficie non précisée, pour un montant d’environ 500 millions de dirhams. Ce paiement, effectué il y a une quinzaine de jours, a permis de lever les inscriptions et charges qui grevaient le foncier, condition indispensable à la mise en œuvre du projet selon les termes du contrat.
Le maire a souligné que le CEV sera exploité pendant trente ans, période pendant laquelle il contribuera à la production d’énergie. Cette énergie, issue de la valorisation des déchets, sera injectée dans le réseau d’éclairage public, renforçant ainsi la dimension environnementale et économique du projet pour la ville de Casablanca.
Les déclarations officielles indiquent que le projet est le premier du genre au Maroc et en Afrique, combinant enfouissement, valorisation, recyclage de l’eau et production d’énergie. Aucun chiffre supplémentaire n’a été fourni quant aux capacités de traitement ou aux volumes de déchets prévus, les informations restant limitées aux aspects contractuels et fonciers déjà annoncés.
Les sources ne précisent pas les étapes détaillées du calendrier de construction, les coûts totaux du projet au‑delà du terrain, ni les modalités exactes de suivi de la production d’énergie. Il reste donc à vérifier la mise en œuvre des procédures administratives, les éventuels ajustements techniques et la conformité du chantier aux échéances annoncées.
Pourquoi c’est important
En intégrant la récupération d’eau et la production d’énergie, le CEV pourrait réduire la dépendance aux ressources externes et améliorer la durabilité des services municipaux, tout en offrant un modèle potentiellement réplicable dans d’autres zones du pays.
À suivre
Le respect du calendrier de démarrage des travaux en octobre 2026.
L’avancement des procédures administratives liées à la gestion transitoire par SOS NDD.
Les premiers indicateurs de production d’eau réutilisable et d’énergie injectée dans le réseau public.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les informations disponibles ne détaillent pas la capacité de traitement du centre, les coûts globaux du projet au‑delà du terrain, ni les spécifications techniques précises des installations de valorisation.