Le 18 juin 2026, le port de Casablanca a reçu son premier vraquier de grande capacité, un navire de 200 m affrété par Cosumar, chargé d’environ 55 000 tonnes de sucre brut. Cette escale a été rendue possible grâce au nouveau tirant d’eau de 12 m du terminal polyvalent de Marsa Maroc, résultat d’un approfondissement des quais mené récemment.
Cosumar, principal importateur de sucre au Maroc, a souligné que l’utilisation de navires plus gros permet de réduire le coût de transport par tonne, un avantage économique direct pour l’entreprise. Le groupe n’a toutefois pas indiqué si d’autres filières pourraient bénéficier de cette capacité accrue.
Marsa Maroc, opérateur portuaire privé, a précisé que 230 m de quais ont déjà été réhabilités, autorisant l’accueil de navires proches de 60 000 tonnes. L’opérateur prévoit d’étendre ce linéaire à 530 m d’ici 2028, ce qui porterait la capacité totale du terminal à plus de 8 millions de tonnes, contre environ 4 millions aujourd’hui.
Le projet d’extension du terminal s’inscrit dans une stratégie visant à doubler la capacité du site en moins de trois ans. Cette ambition repose sur les travaux d’approfondissement des quais et sur l’optimisation du tirant d’eau, sans que les sources ne précisent les financements ou les partenaires impliqués.
Parallèlement à ces évolutions portuaires, AXA Crédit Maroc a officiellement changé d’identité pour devenir Stellantis Salaf Maroc, à la suite du rachat majoritaire finalisé en septembre 2025 par la branche financière de Stellantis. Cette transformation marque l’entrée du groupe automobile dans le secteur financier marocain.
Lionel Piquer a été nommé directeur général de la nouvelle entité Stellantis Salaf Maroc. Il travaille sous la supervision d’Andrea Faina, responsable de Stellantis Financial Services pour l’Afrique, la Chine et le Moyen-Orient, selon les informations communiquées par le groupe. Les contrats déjà souscrits aux clients d’AXA Crédit Maroc restent inchangés.
Les deux annonces, bien que distinctes, illustrent des dynamiques d’investissement et de modernisation au Maroc : d’une part, le renforcement des infrastructures portuaires pour soutenir le commerce de matières premières, d’autre part, la diversification des services financiers liés à l’industrie automobile.
Contexte
Le port de Casablanca, principal hub maritime du pays, poursuit son programme d’agrandissement des quais afin de répondre à la demande croissante des importateurs et exportateurs, tandis que le secteur financier voit l’arrivée de nouveaux acteurs issus de l’industrie automobile.
Pourquoi c’est important
L’arrivée d’un vraquier de grande capacité montre que les améliorations du terminal de Marsa Maroc peuvent réduire les coûts logistiques pour les importateurs, ce qui pourrait renforcer la compétitivité du Maroc sur les marchés internationaux de matières prem…
À suivre
L’évolution de la capacité du terminal de Marsa Maroc au-delà de 2028.
L’éventuelle extension de l’usage du tirant d’eau à d’autres filières que le sucre.
Le développement des activités de financement de Stellantis Salaf Maroc auprès des marques du groupe.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne précisent pas les modalités de financement du projet d’extension du terminal, ni les éventuels partenaires extérieurs. Elles ne donnent pas non plus d’indications sur l’impact de la nouvelle capacité sur d’autres secteurs que le sucre, ni sur les performances financières de Stellantis Salaf Maroc après la transition.