La cérémonie de signature, présidée par Abdellatif Jouahri, Wali de Bank Al‑Maghrib et président du conseil d’administration de la Fondation Marocaine pour l’Éducation Financière, a réuni également Mohamed Salah Tamek, délégué général à l’Administration pénitentiaire et à la réinsertion, et Abdelwahed Jamali Idrissi, coordinateur général de la Fondation Mohammed VI. Les trois parties ont convenu de collaborer pour développer un dispositif de formation en culture financière au profit des détenus des établissements pénitentiaires marocains.
Le texte de la convention précise que le programme s’adresse prioritairement aux détenus dont la libération est prévue à brève échéance. Cette cible comprend les porteurs de projets ainsi que les titulaires de diplômes de l’enseignement supérieur ou de qualifications obtenues en milieu carcéral, afin de préparer une transition économique plus stable après la sortie.
Les contenus pédagogiques prévus portent sur la planification financière, la connaissance des services bancaires disponibles et la sensibilisation aux risques associés à la gestion de ressources. L’objectif affiché est de doter les participants de compétences permettant une gestion éclairée de leurs finances personnelles dès leur réinsertion.
Selon les responsables présents, le programme s’inscrit dans une dynamique plus large de réduction des taux de récidive. En offrant aux détenus des outils de gestion financière, les partenaires espèrent faciliter leur insertion professionnelle et économique, réduisant ainsi les facteurs de vulnérabilité qui peuvent conduire à de nouvelles infractions.
Les sources ne précisent pas le calendrier détaillé de mise en œuvre, le nombre de détenus concernés ni le budget alloué au dispositif. Aucun indicateur de suivi ou d’évaluation n’a été communiqué, ce qui limite l’appréciation de l’impact potentiel du programme à ce stade.
Contexte
Le Maroc a récemment renforcé plusieurs initiatives de réinsertion pénitentiaire, incluant des programmes de formation professionnelle et d’accompagnement social, afin d’améliorer les perspectives d’insertion des personnes détenues.
Pourquoi c’est important
En dotant les détenus de compétences financières, le programme vise à combler une lacune souvent négligée dans les parcours de réinsertion, ce qui pourrait contribuer à une meilleure autonomie économique et à une diminution des risques de récidive.
À suivre
Le nombre de détenus effectivement formés dès le lancement du programme.
Les modalités d’évaluation de l’impact sur la réinsertion et la récidive.
Ce que les sources ne disent pas encore
Les sources ne donnent pas de chiffres précis sur le budget, la durée du programme, le nombre de participants attendus ni les critères d’évaluation de son efficacité.